Le Conseil universitaire du MAK dénonce l'empêchement de la marche du MAK à Tizi-Ouzou

16/01/2012 - 14:27

TIZI-OUZOU (SIWEL) — Le Conseil universitaire du MAK de Tizi-Ouzou a condamné lundi l'empêchement de la marche populaire à laquelle avait appelé le Mouvement pour l'autonomie de la Kabylie à l'occasion du nouvel an amazigh coïncidant avec le 12 janvier.


Photo Tiwal
Photo Tiwal
« Durant le 01 Yennayer 2962, les dignes descendants de Cacnaq ont enduré la férocité du pouvoir central d’Alger. Telle une armée d’occupation, les forces de l’ordre ont déferlé sur la ville de Tizi-Ouzou. Avec boucliers et matraques en mains, la police de Bouteflika a empêché les militants du MAK de manifester. Par cet arsenal répressif, le pouvoir algérien donne une preuve tangible quant à sa "sincérité" de reformer l’Etat dont il s’en félicite lui-même les résultats. Finalement, il y a des Kadhafi, des Assad et au pluriel en Algérie. » affirme un communiqué du Conseil universitaire du MAK à Tizi-Ouzou.

Il a ajouté qu'« au lieu de combattre les fléaux sociaux qui gangrènent la société kabyle, le régime raciste d’Alger organise la conspiration de la Kabylie, il en sème la terreur et planifie la camarde ».

« Face à cette énième atteinte aux droits naturels du peuple kabyle, le Conseil Universitaire du MAK prend à témoin l’opinion publique nationale et internationale sur les crimes quotidiens commis par le pouvoir central d’Alger en Kabylie (assassinats, appauvrissement économique, génocide culturel…), et dénonce la fermeture injustifiée des espaces d’expression en Kabylie et partout ailleurs en Algérie. »

« En tant qu’étudiants, nous tenons à éclairer nos concitoyens, les partis politiques et la société civile kabyles sur l’urgence que constitue cette situation, nous les incitons à œuvrer ensemble pour recouvrer notre Kabylité tant confisquée. Nos consciences nous interpellent à exiger le droit de notre peuple pour son autodétermination, ne serait ce qu’une ultime solution pour sauver notre Kabylie de sa disparition programmée.  »conclut-on.

Un important dispositif de sécurité a empêché le déroulement de la marche pour Yennayer à laquelle avait appelé le Mouvement pour l'autonomie de la Kabylie (MAK) à Tizi-Ouzou.

Le président du MAK, Bouaziz Ait Chebib, avait affirmé à Siwel que « le pouvoir tente à travers ses provocations d’entraîner notre mouvement dans la violence pour ternir l'image du GPK vis à vis de la communauté internationale ».

uz
SIWEL 161456 JAN 11




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