La wilaya d'Alger et le ministère algérien de l’intérieur interdisent la journée d’hommage à Matoub Lounès

23/06/2014 - 20:27

ALGER (SIWEL) — Par la voie de la Wilaya d’Alger (département) et du ministère de l’intérieur, les autorités algériennes ont interdit à la fondation la tenue d’une journée en hommage à Matoub Lounès. C’est la une réponse cinglante de l’Etat algérien aux kabyles algérianistes qui croient encore à l’éventualité d’une place pour leur culture et encore moins pour leur identité au sein de la république algérienne qui ne jure que par l’arabo-islamisme.


Seule la Kabylie est en mesure de rendre un hommage sincère à Matoub Lounès. " seul le peuple comme un seul homme a osé défier la peur" disait-il en parlant de son peuple et son peuple c'est le peuple kabyle et nul autre ( PH/DR)
Seule la Kabylie est en mesure de rendre un hommage sincère à Matoub Lounès. " seul le peuple comme un seul homme a osé défier la peur" disait-il en parlant de son peuple et son peuple c'est le peuple kabyle et nul autre ( PH/DR)
L’information a été divulguée par le biais d'une déclaration rendue publique ce lundi par le président de l’association Taghzout qui est le co-organisateur avec la Fondation Matoub Lounès de cet hommage au Rebelle kabyle prévu à Alger : « La wilaya d’Alger et le ministère de l’intérieur refusent catégoriquement le déroulement de la journée culturelle en hommage à Matoub Lounès prévue le 24 juin 2014 à la salle Atlas » indique M. Bouzid Ichalalene.

L'organisateur qui a eu la naïveté de croire que sa culture et son identité pouvait avoir une véritable place, en dehors du folklore réducteur s'est offusqué du manque de liberté d’expression : « C’est une grande atteinte à la liberté d'expression », a-t-il dit avant d'ajouter: « Matoub Lounès dérange toujours et nos autorités refusent que sa mémoire soit réhabilitée. Il est, pourtant, un chanteur algérien avant d’être kabyle (sic) »...des propos qui laissent perplexes

Il a même avoué avoir essayé de contourner ces autorités qu'il reconnait comme étant les siennes en essayant de se faufile en passant par les agréments d’autres associations pour obtenir l’autorisation qu’on refusait à l'Association Taghzout et à la Fondation matoub Lounès : « Nous avons essayé d'avoir l'autorisation avec les agréments d’autres associations, mais les autorités d’Alger ont refusé, alors que l'ONCI nous avait donné son accord pour la salle ».

Le fait que les organisateurs aient cherché à passer par les agréments d'autres associations indique clairement que même en acceptant d'être abord algérien avant d'^ter kabyle, en acceptant de ne pas faire les choses en son propre nom, c'est à dire en tant q'association ou organisation kabyles, tout ce qui a trait à l'insertion de la Kabylie dans l'Algérie relève du domaine de l'impossible et passe nécessairement par les services du ministère de l'intérieur algérien, seule administration algérienne que l'on oppose à la Kabylie depuis 1962.

L'hommage à Matoub Lounès n'est possible et ne peut d'ailleurs avoir de sens, plein et entier, qu'en Kabylie et nulle part ailleurs.

Dans cette sordide histoire, la faute ne revient pas aux autorités algériennes mais bien à cette association Taghzout et à la fondation Matoub Lounès qui cherchent absolument à imposer le rebelle à une Algérie qui rejette jusqu'à sa mémoire, après l'avoir fait assassiner.

mel,
SIWEL 232027 JUIn 14






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