La gendarmerie algérienne tue encore en Kabylie

08/08/2015 - 10:47

ISSER (SIWEL) - ISSER (SIWEL) - En 2001, la gendarmerie algérienne a assassiné 128 jeunes kabyles, coupables de leur refus d’abdiquer devant l’impérialisme arabe incarné par Bouteflika et ses parrains militaires.
Il y a quelques jours, c’est la localité des Isser, dans le département de Boumerdes, qui a été plongée dans le deuil par ce corps de l’armée algérienne.


En 2001, la gendarmerie algérienne a assassiné 128 jeunes kabyles , coupables de leur refus d’abdiquer devant l’impérialisme arabe incarné par Bouteflika et ses parrains militaires.

Depuis le protocole d’accord signé par une aile du mouvements des archs avec le gouvernement algérien en 2005, le départ de la gendarmerie qui était l’une des principales revendications des citoyens kabyles, a été relégué aux oubliettes. Des partis d’obédience kabyle, toute honte bue, sont allés jusqu’à demander le retour de ce corps qui a endeuillé la Kabylie.

Tout le monde constate que depuis la réapparition de la gendarmerie en Kabylie, le pays kabyle vit au rythme des kidnappings. Cette politique de terreur vise un double objectif : terroriser la population et faire fuir les investisseurs pour appauvrir davantage la Kabylie, d’une part, et pousser les citoyens kabyles à demander le retour de la gendarmerie, d'une autre part.

La Kabylie est quadrillée par l’armée algérienne. A la place des usines, on construit des brigades de gendarmerie et des casernes militaires en l’absence de toute réaction des APC et des APW. Ainsi, au vu et au su de ces « élus » locaux, l’Etat algérien prévoit la construction de plusieurs nouvelles brigades et écoles de gendarmerie en Kabylie ; ce qui augure de l’avenir sombre que prépare l’Etat algérien au pays kabyle, et ce après que ce corps ait lourdement endeuillé, et en toute impunité, le peuple kabyle au cours du printemps noir de 2001.

Fidèle à elle-même, après avoir assassiné 128 jeunes kabyles, la gendarmerie algérienne se comporte toujours comme ce qu’elle est dans la réalité en Kabylie : une force d’occupation. Des dépassements sont signalés un peu partout. Des atteintes à l’honneur des femmes kabyles, le harcèlement et des tentatives de détournement de mineurs au niveau des établissements scolaires durant les examens du baccalauréat ont été dénoncés par des citoyens devant le silence des élus locaux.

Il y a quelques jours, c’est la localité des Isser, dans le département de Boumerdes, qui a été plongée dans le deuil par ce corps de l’armée algérienne. En effet, un gendarme algérien tue froidement une fille kabyle qui a refusé sa demande en mariage et blesse plusieurs des membres de la famille de la victime avant de prendre la fuite.

Contacté par swiel, Hocine Azem, secrétaire national aux relations extérieures , après avoir présenté les condoléances du MAK à la famille de la victime qu’il assure du soutien du mouvement souverainiste kabyle en ces circonstances difficiles, déclare à Siwel :

« Le drame qui a frappé cette famille kabyle doit interpeller tout un chacun. Jusqu'à quand les forces de l'occupation tuent impunément des kabyles ?!
Ce n’est pas uniquement le départ de la gendarmerie qui s’impose, mais c’est celui de toutes les forces d’occupation implantées par l’Etat algérien en Kabylie. N’en déplaise à ceux qui continuent à chanter l’Algérie, l’avenir de la Kabylie sera kabyle et la Kabylie libre triomphera de tous ses ennemis ».



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