La Syrie et l'hypocrisie de l'Occident: Après l’avancée de l’EIIL (Etat islamique en Irak et au levant), les Occidentaux reprennent contact avec le régime de Bachar El Assad

23/06/2014 - 18:41

OSLO (SIWEL) — La conseillère du président Bachar Al Assad, Boussaina Chaabane, initialement inscrite sur la liste noire des personnalités syriennes interdites de séjour en Europe, a effectué une visite officielle à Oslo (Norvège). C’est la première visite officielle d’un haut responsable syrien depuis plus de trois ans en Europe. L’avancée en Irak des djihadistes de l’EIIL, soutenus par l’Occident en Syrie contre le régime de Bachar El Assad, a visiblement changé la donne. Les occidentaux sont semble-t-il contraint de revoir leur politique absurde, et totalement hypocrite, de soutien aux « rebelles Syriens » alors qu’ils ont toujours su que ceux-ci étaient composés, dans leur écrasante majorité, de ces fameux djihadiste. L’aide logistique de l’Occident aux « rebelles syriens » a conduit à l’avancée spectaculaire de la secte islamo-terroriste de l’EEIL en Irak.


(PH/DR)
(PH/DR)
Ainsi, sur invitation du ministère norvégien des Affaires étrangères, Boussaina Chaabane, conseillère du président Bachar Al Assad, s’est rendue à Oslo, les 18 et 19 juin alors que les personnalités syriennes du régime de Bachar El Assad, étaient interdites de séjour en Europe, conformément aux sanctions érigées par l’Union Européenne qui soutenait la « Rébellion syrienne ».

Mais la Norvège ne fait pas partie de l’Union européenne et l’Occident se trouve actuellement prise à son propre jeu avec l’avancée des djihadistes en Irak, qui ne sont autre que ces fameux syriens qui ont bénéficié de leur « soutien logistique », en plus du financement des pays du Golf, avec en tête le grand ami de l’occident : le Qatar.

Mme Boussaina Chaabane, qui a rencontré le ministre norvégien des Affaires étrangères, Borge Brende, l’ex-président des USA Jimmy Carter, le secrétaire général adjoint des Nations unies pour les affaires politiques, Jeffrey Feltmann, et le chef du bureau du président iranien, ne s’est ailleurs pas gênée pour exposer «la vision de la Syrie face au terrorisme qui frappe la région et les solutions possibles pour le contrer» en insistant «sur ce que l’Occident peut faire pour mettre fin à l’arrivée d’armes, d’argent et de terroristes au Moyen-Orient… ».

Car s’il est une évidence que l’occident ne peut plus cacher c’est qu’il s’est avéré au grand jour que la France, les USA, la Grande Bretagne, l’Union européenne et les USA, qui soutenaient « logistiquement » la Rébellion Syrienne, dite « d’essence démocratique » selon l’expression de l’occident et de ses médias, armaient en en réalité les djihadistes de l’EEIL alors même qu’ils refusaient tous d’entendre parler des Kurdes de Syrie qui constituait la seule et unique force démocratique et laïque en Syrie.

Mais, si les Kurdes de Syrie ont été ignoré par l’Occident et boycottés par la presse internationale, malgré leur succès contre ces mêmes djihadistes même, il y a quand même un bémol pour les kurdes d’Irak car la vaste fumisterie occidentale du « soutien logistique aux rebelles syriens » aura en effet permis aux kurdes d’Irak d’étendre leur pouvoir sur leur propre territoire et même de reprendre la ville de Kirkuk, une ville kurde qui leur a toujours été refusée.

Les Djihadistes de l’EEIL, armés par l’occident et financé par le Qatar, se sont répandus comme une trainée de poudre en Irak, sauf en territoire kurde où ils ont soigneusement évité de se frotter aux Peshmerga car ses derniers, contrairement à l’armée irakienne, ne fuient pas face aux terroristes.

Peshmerga, signifie en Kurde « ceux qui regardent la mort en face » et ils sont d’une autre trempe que ces militaires d’Irak ou du Mali, soi-disant formés par l’occident mais qui prennent la fuite au premier sifflement de balle.

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SIWEL 231841 JUIN 14




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