La Ligue arabe donne un ultimatum de trois jours à la Syrie pour cesser l'effusion de sang

17/11/2011 - 02:36

RABAT (SIWEL) — 21 pays membres de la Ligue arabe ainsi que la Turquie, réunis ce mercredi à Rabat, Maroc, ont donné un ultimatum de trois jours supplémentaires au régime syrien pour mettre fin aux massacres des manifestants anti-Assad avant la suspension de la Syrie des rangs de la Ligue arabe.


Siège vide de la Syrie lors de la réunion de la Ligue arabe à Rabat, Maroc, le 16 novembre 2011. (Ph/DR)
Siège vide de la Syrie lors de la réunion de la Ligue arabe à Rabat, Maroc, le 16 novembre 2011. (Ph/DR)
Les ministres des Affaires étrangères des pays membres de la Ligue arabe ont annoncé leur décision dans un communiqué après une réunion d'urgence dans la capitale marocaine, Rabat, mercredi. Bien qu'ils n'aient rien déclaré sur ce qui se passerait si Damas ne se s'y conformait pas.

Le ministre turc des Affaires étrangères Ahmet Davutoglu, qui a également participé à la réunion, a indiqué que le gouvernement syrien « va payer un prix élevé ». La Syrie a boycotté les pourparlers, quelques jours seulement après que la ligue ait voté la suspension son adhésion à la Ligue arabe. La Syrie est un membre fondateur de la Ligue arabe et se considère comme « le cœur battant du nationalisme arabe ».

En Europe, la France a annoncé qu'elle rappelait son ambassadeur en Syrie et la fermeture de ses bureaux consulaires au milieu de nouvelles violences. Le ministre français des Affaires étrangères a affirmé que son pays travaille avec la Ligue arabe dans le cadre de l'Assemblée générale de l'ONU sur un nouveau projet de résolution sur la Syrie.

La télévision d'Etat syrienne, a montré des milliers de supporters Assad ralliement dans le port de Lattaquié mercredi, brandissant sa photo et en dénonçant la Ligue arabe.

La Syrie serait la troisième nation dans l'histoire de la Ligue arabe à être suspendue - l'Égypte en 1979 pour son rapprochement avec Israël, et la Libye en début de cette année. L'adhésion de Tripoli a été restaurée après le renversement de Mouammar Kadhafi.

Les Nations Unies estiment que 3 500 personnes au moins ont été tuées durant la révolte syrienne, depuis mars dernier. La Syrie accuse les manifestants d'être « soutenus par les forces étrangères  »et que les violences sont l'oeuvre de « terroristes et des extrémistes religieux ».

wbw
SIWEL 170236 NOV 11




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