L'Unesco suspend une partie de ses activités jusqu'en 2012

11/11/2011 - 11:00

NEW YORK (SIWEL) — L'arrivée de la Palestine au sein de l' UNESCO a entraîné la fin de l'apport financier des États-Unis. Près de 65 millions de dollars manquent dans les caisses de l'organisme international.


36e Conférence générale de l'Unesco qui a vu l'admission de la Palestine, le 31 octobre. (PH/ AFP)
36e Conférence générale de l'Unesco qui a vu l'admission de la Palestine, le 31 octobre. (PH/ AFP)
Par souci d'économies, l'organisation onusienne a décidé de suspendre l'exécution de certains de ses programmes jusqu'à la fin de l'année en cours. La décision découle du retrait du plus gros contributeur, à savoir les États-Unis qui ont affirmé l'annulation de leur financement par rétorsion à l'intégration de la Palestine.

« La situation, et je pèse mes mots, est difficile », a déclaré hier, jeudi 10 novembre, Irina Bokova, directrice générale de l'Unesco, devant les représentants de l'ensemble des États membres. Avec l'arrêt des contributions financières des États-Unis et, dans une moindre mesure, celles d'Israël, l'organisation voit son budget prévisionnel pour 2012 amputé d'environ 65 millions de dollars, soit environ 22 % du budget global de la structure.

En gelant certaines de ses actions jusqu'à la fin de l'année, Irina Bokova escompte « une économie de 35 millions de dollars ». En piochant encore 30 millions de dollars dans le fonds de roulement de l'Unesco, elle compte ainsi combler le déficit de trésorerie impliqué par le retrait des Américains, annoncé le 31 octobre. Ils auraient dû verser sa contribution dès le mois de décembre.

Ces mesures ne remettent cependant pas en cause la tenue du comité intergouvernemental de l'Unesco pour la sauvegarde du patrimoine culturel immatériel de l'humanité, qui se tiendra à Bali, du 22 au 29 novembre. Les conséquences de cette coupe budgétaire sont encore difficiles à analyser pour l'heure, elles ne devraient concerner que les « nouvelles dépenses », selon une porte parole de l'Unesco. « On ne va pas fermer boutique. On respecte les engagements déjà pris, mais on ne fait pas de nouvelles dépenses d'ici la fin de l'année », a précisé cette dernière.

Irina Bokova a déjà implicitement sollicité un retour du financement des États-Unis, trois jours après son retrait
en appelant les Américains « à la raison ». Ces derniers sont tenus de respecter chez eux deux lois du début des années 1990 leur interdisant de financer une agence spécialisée des Nations unies qui accepterait les Palestiniens comme État membre à part entière, et ce, en l'absence d'accord de paix avec Israël.

cc
SIWEL 111111 NOV 11




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