L’Azawad ou la tragédie berbère à…répétition : toutes les rébellions touarègues ont été noyées dans le sang avec la bénédiction de la France

25/06/2013 - 19:08

KIDAL (SIWEL) — le MNLA a tout perdu, trop d’ennemis et pas des moindres : la France et l’Algérie en premiers lieu, puis les tentacules des deux premiers: l’armée malienne et ses milices Ganda pour les tentacules françaises, et l’Aqmi, le Mujao, le MAA et l’ensemble des organisations islamo-terroristes que comptent le Sahel pour les tentacules algériennes. Puis viennent l’hostilité du Niger et l’indifférence criminelle de la communauté internationale. Le MNLA, avec toute la compréhension et l’indulgence dont il a bénéficié de la part de la population civile, ne semble plus du tout faire l’unanimité dans ses propres rangs : la stratégie de la division a bien marché. Le MNLA est disloqué et la population civile, terrorisée, fera, comme à chaque rébellion, les frais de la cupidité et de la lâcheté du monde dit « civilisé ».


La revendication légitime des populations civiles touarègues balayée par l'obsession d'une élection présidentielle de façade (PH/DR)
La revendication légitime des populations civiles touarègues balayée par l'obsession d'une élection présidentielle de façade (PH/DR)
Du coté du MNLA, depuis la signature par le bureau politique, des « pseudo-accords », le moral est au plus bas : le bureau politique est en effet discrédité, et violemment pris à parti par certains militants et combattants. Certains parlent de «trahison», de «fumisterie», de «forfaiture», pendant que d’autres appellent à la «dispersions des soldats du MNLA dans le désert» et «l’évitement à tout prix du cantonnement» qui représente visiblement l’ultime piège dans lequel le MNLA est tombé. Depuis la signature du pseudo-accord, i y a une rupture entre les combattants du MNLA et leurs leaders accusé d’avoir signé un accord qui ne prend pas en compte les énormes sacrifices consentis et les aspirations du combat mené.

D’autre part, la population civile ne fait pas confiance aux accords avec le Mali car tous les accords faits avec le Mali ont été suivi de massacres, et depuis 1963, les rébellions touarègues ont toutes été noyée dans le sang. Aujourd’hui, l’Azawad est truffé de cimentières et de fosses communes. L’opération Serval est définitivement discréditée depuis que le «pot-aux-roses» à été découvert en s’avérant indifférente aux massacres commis par les militaires maliens et de leurs milices.

Depuis que la France a condamné les arrestations des militaires maliens à Kidal alors qu’elle n’avait jamais émis la moindre protestation contre les exactions maliennes et les très nombreuses exécutions extra-judicaires, la France a perdu de son prestige bâtit sur l’ignoble mensonge de ses prétendues valeurs de Droits de l’Homme. Aujourd’hui, la France ne dispose plus de la confiance naïve de la population qui a finit, malheureusement à ses dépends, par comprendre l’écœurante hypocrisie du fameux concept des droits de l’homme…à géométrie variable.

Le MNLA, lui paye la confiance qu’il avait placée, à tort, dans l’Etat Français., qui peu à peu, étape par étape, lui a fait perdre toute crédibilité au sein de la population comme au sein des membres même du MNLA : « La signature de cet accord préliminaire très défavorable au MNLA est la consécration de l'échec cuisant du bureau politique actuel du mouvement » affirme Touamast presse, l’organe de presse de l’Azawad qui avait suivi, défendu et épaulé jusque-là le MNLA.

Dans les colonnes de Touamst presse, un jeune combattant du MNLA qui a totalement perdu confiance en sa hiérarchie prend la parole et s’adresse en des termes peu flatteurs aux dirigeant de son propre mouvement : « Il faut que les politiciens du MNLA, qui font le concours des plus beaux boubous, basins riches et turbans à Ouagadougou, prennent rapidement conscience qu'un verre brisé ne peut plus jamais se réparé. Les verres de l'Azawad ne font que se briser depuis 1953 » ; « Réveillez-vous Messieurs les politiciens du MNLA. Les négociations que vous vous entêtez à poursuivre ne donneront rien à part quelques millions de francs CFA dans vos comptes. La communauté internationale sur laquelle vous comptez naïvement n'imposera jamais rien au Mali. » ; « Je dis aux politiciens du MNLA d'abandonner les négociations illusoires qui ne feront que donner plus de temps et plus de pouvoir au Mali et à son armée. »

Mais l’accord a été signé sous pression de François Hollande qui tient absolument à réaliser son « caprice » des élections le 28 juillet. Mais seulement, malgré ses prétendus accords, l’armée malienne poursuit ses exactions sur les populations civiles et les jeunes songent déjà à la cinquième rébellion car la France, disent-ils, finira bien par faire rentrer ses soldats. La France ne pourra pas protéger éternellement l’armée criminelle du Mali.

Samedi 22 juin, soit 3 jours après avoir signé l’accord le 18 juin, l’armée malienne a fait irruption dans un village touarègue à Ikedewene, dans la région de Ménaka, en commettant leurs actes habituels de tortures et de pillages avec d’autant plus de haine et de rage que les femmes et les enfants étaient sortis avec des drapeaux de l’Azawad. D'après certaines sources il s'agirait de la patrouille d’un officier du nom de Ahmadou BADI qui a vu rouge et a qui foncé dans le tas en voyant ces femmes et ces enfants brandir courageusement ce que l’armée malienne considère comme étant « le drapeau du MNLA ».

Il en a toujours été ainsi depuis l’avènement du colonialisme français et de ses républiques « démocratiques » du Mali, du Niger ou d’Algérie. Tous ces pseudo-Etats indépendants s’en sont pris allègrement aux populations et à leurs désirs d’émancipations et de réelle souveraineté. En réalité ces Etats servent tous les intérêts de la France coloniale qui n’a fait que changer de visage : le masque, plus pratique et à leurs yeux plus respectables, des Etats post-coloniaux. De temps à autre, la France fait mine de s’inquiéter des droits de l’homme, mais uniquement quand il s’agit de ces « pauvres » islamistes qui arrangent tant et si bien leurs affaires qu’ils s’apprêtent à renforcer leur puissance en leur fournissant, par exemple, des armes en Syrie.

Quand aux amazighs, démocrates et laïcs, et en l’occurrence ici les Tamashek : toutes les rébellions touarègues ont été noyées dans le sang avec la bénédiction et même l’appui de la France, de l’Algérie, du Niger et des pillards internationaux intoxiqués, et accros, aux hydrocarbures.

Et ce n'est pas parce que «balck-out médiatique» et «zones interdite» ont été décrétés en Azawad que les horreurs habituelles n'ont pas toujours cours, mais chuuuuut, François veut son show électoral le 28 juillet...alors peu importe que le peuple touareg "crève" sous les machette des "braves" soldats maliens et de leurs "admirables" milices ethniques Ganda

zp,
SIWEL 251908 JUIN 13




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