L'Anavad condamne la sauvagerie raciste du pouvoir algérien en Kabylie

22/04/2014 - 17:11

PARIS (SIWEL) — En réaction à la sauvagerie avec laquelle le régime algérien a réprimé la marche du 20 avril 2014 à Tizi-Ouzou, le Gouvernement Provisoire Kabyle (GPK) a fermement condamné les agissement du pouvoir assassin d’Alger dans un communiqué parvenu à notre rédaction,. L’Anavad a tenu à rendre hommage à toutes celles et tous ceux qui ont répondu à l’appel du MAK et de l’Anavad en allant marcher pour le droit à l’autodétermination du peuple kabyle. Nous publions ci-après le communiqué dans son intégralité.


Lynchage d'un jeune kabyle par les  brigades de répression algériennes à Tizi-Ouzou (PH/DR)
Lynchage d'un jeune kabyle par les brigades de répression algériennes à Tizi-Ouzou (PH/DR)

ANAVAḌ AQVAYLI UΣḌIL
GOUVERNEMENT PROVISOIRE KABYLE
PROVISIONAL GOVERNMENT OF KABYLIA


LA SAUVAGERIE RACISTE DU POUVOIR ALGÉRIEN EN KABYLIE

La sauvagerie avec laquelle le pouvoir algérien vient une fois de plus de se comporter contre la Kabylie n’a d’égal que le RACISME antikabyle qui l’anime au sommet de l’Etat, et ce, depuis son avènement sur la scène internationale.
Une marche pacifique, organisée par le Mouvement pour l’Autodétermination de la Kabylie (MAK) et l’Anavad (Gouvernement Provisoire Kabyle) en exil, pour rappeler la revendication légitime d’un Etat kabyle, rendre hommage à toutes celles et tous ceux qui ont consenti des sacrifices pour des droits identitaires et culturels kabyles en avril 1980, et surtout pour entretenir la mémoire des victimes du « printemps Noir » de 2001 durant lequel 130 personnes furent assassinées par les troupes algériennes, a été réprimée dans le sang ce 20/04/2014.

Cette sauvagerie est illustrée par une vidéo enregistrée par un témoin à partir du balcon de son appartement à Tizi-ouzou. Le régime algérien n’en a contesté ni l’authenticité ni les faits qui sont accablants et qui font porter à l’ensemble de la chaine du commandement répressif algérien la responsabilité de ces criminelles violations des droits humains.

Bouteflika, à sa première candidature au pouvoir, était venu en Kabylie pour fermer la porte à tout espoir linguistique kabyle en déclarant à Tizi-ouzou que votre langue « ne sera jamais langue nationale et officielle !».

La Kabylie décida de ne plus le reconnaître comme « son » président et boycotta toutes ses élections y compris celle qui vient de se tenir le 17/04/2014 et qui n’a mobilisé en terres kabyle que les services de sécurité, soit 2% en tout et pour tout.
Deux ans après son élection, la Kabylie est réprimée dans le sang, le 27 avril 2001. Ce fut le Printemps Noir qui a, durant trois ans, endeuillé continuellement le peuple kabyle. Le déni du droit à la vie s’est superposé sur le déni d’existence qui était déjà moralement insupportable.

A son deuxième mandat, il a insulté les Kabyles qu’il a traités de « nains ». Il a ordonné un quadrillage militaire de la Kabylie tout en y envoyant comme imams des terroristes islamistes pour y « salafiser » la jeunesse . Les militaires ainsi déployés mettent le feu aux forêts et aux oliveraies légendaires kabyles devant leurs propres propriétaires. Des barrages militaires y sont dressés tous les 5 à10 km d’intervalles et une macabre industrie du kidnapping des investisseurs locaux a été organisée à partir du plus haut sommet de l’Etat, dans le but de les faire fuir et d’affamer ceux qui ne le reconnaissent pas. Plus de 100 personnes ont été ainsi enlevées sans que les services de sécurité n’aient jamais levé le petit doigt. Plusieurs d’entre elles ont été tuées.

A son troisième mandat, il a banni d’Algérie, le porte-voix de la liberté kabyle, Ferhat Mehenni, actuel président du Gouvernement Provisoire Kabyle et remis les postes de commande de l’administration aux mains de rapaces vomis par la population. Des journaux arabophones hostiles à la Kabylie sont encouragés à « casser du kabyle », avant de les autoriser depuis un an à posséder chacun sa télévision pour appeler quotidiennement au meurtre contre les Amazighs en général, les Mozabites et les Kabyles en particulier.

Le RACISME et la CORRUPTION sont les plus tangibles résultats des trois quinquennats d’un homme-marionnette aux mains d’un pouvoir toujours militaire et toujours aussi haineux envers les libertés démocratiques et les hommes épris de liberté et de dignité.

Ce quatrième et dernier mandat par lequel, le pouvoir a fait de l’Algérie la risée du monde, est inauguré dans le sang en Kabylie. La bataille engagée très tôt, le jour des élections, contre la population de Tuvirett (Bouira) même appuyée par des hélicoptères qui bombardaient au gaz lacrymogènes les populations n’a pu venir à bout de la défiance de ces dernières. Des citoyens arrêtés ont subi des sévices corporels comme le montre la photo d’un adolescent portant les traces de torture et qui circule sur les réseaux sociaux.

Le Gouvernement Provisoire Kabyle rend hommage à toutes celles et tous ceux qui ont répondu à l’appel conjoint du MAK et de l’Anavad en allant marcher pour le droit à l’autodétermination du peuple kabyle. Il adresse ses vives félicitations à tous les jeunes qui, avec courage et à mains nues, ont affronté la répression raciste algérienne.

L’Anavad étudie avec des avocats les modalités de déposer plainte auprès des instances internationales contre le ministre algérien de l’intérieur et son DGSN, ainsi que le DRS pour violations des droits de l’homme.

Le Wali de Tizi-ouzou qui s’est empressé de dégager sa responsabilité de cette répression sauvage à travers une déclaration dont les arguties sont irrecevables devrait démissionner ou être relevé de son poste pour manquement à ses obligations envers ses administrés.

Le DGSN et le ministre de l’intérieur ont beau faire semblant d’avoir été scandalisés par la violence de leurs troupes contre des jeunes Kabyles, telle que montrée à travers la vidéo citée ci-dessus et qui a déjà fait le tour du monde, sont tenus pour responsables des actes de leurs subalternes.

Il faut signaler que la rage avec laquelle les agents de la répression se sont acharnés à coups de pieds contre un citoyen inerte, gisant par terre, ne peut être que celle d’agents militaires ou paramilitaires habillés en civils et mus par le racisme antikabyle.

L’Anavad exige que :

1-) Les citoyens emprisonnés à l’occasion de cette élection et de la marche du 20 avril soient libérés immédiatement et sans condition.

2-) Que la chaine du commandement répressif démissionne.
Maintenant que chaque citoyen kabyle a pris conscience de l’impasse dans laquelle la Kabylie a été poussée, de son droit légitime à disposer de son propre Etat, le Gouvernement Provisoire Kabyle appelle de nouveau à marcher le 27 avril 2014 pour :

Exiger le droit du peuple kabyle à son autodétermination

Montrer notre détermination en tant que peuple kabyle pacifique à vivre libre, quel qu’en soit le prix !

Dire aux tenants du régime que la Kabylie n’appartient qu’aux Kabyles et que le président algérien ne sera jamais reconnu par le peuple kabyle.

Vive la Kabylie

Vive la Jeunesse kabyle

Le combat politique continuera jusqu’à la victoire de la Kabylie

Pour l’Anavad en exil
M. Makhlouf IDRI, Porte-parole






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