L'Anavad condamne la "justice aux ordres" en France et en Algérie

05/12/2014 - 13:27

DIASPORA (SIWEL) — Dans une déclaration rendue publique, Makhlouf IDRI, le Ministre des droits humains et porte-parole de l’Anavad, a condamné "La justice aux ordres" en France et en Algérie, après le scandaleux non-lieu dans l'affaire de l'assassinat d'Ali-André Mécili, en France, et les sentences prononcées contre les 32 jeunes kabyles de Tuvirett (Bouira) poursuivis par la justice algérienne après qu'ils aient empêché le déroulement de la farce électorale ayant porté pour la quatrième fois abdelaziz Boutreflika à la tête de la présidence algérienne. Ci-après l'intégralité de la déclaration de Mas Makhlouf Idri


ANAVAḌ AQVAYLI UΣḌIL
GOUVERNEMENT PROVISOIRE KABYLE
PROVISIONAL GOVERNMENT OF KABYLIA

MINISTERE DES DROITS HUMAINS

La justice aux ordres


En France comme en Algérie, dès qu’il s’agit de traiter des affaires politiques, la justice est ravalée au rang d’instrument du pouvoir.

Ainsi, sur l’affaire Mecili, la justice française vient de rendre un scandaleux non-lieu. André-Ali Mecili brillant avocat kabyle, naturalisé français, et bras droit de Hocine Ait Ahmed, fut assassiné à Paris le 07/04/1987. Son assassin, Abdelmalek Amellou, un voyou notoire fut engagé par la Sécurité Militaire algérienne pour cet assassinat en contrepartie de la somme de 800. 000 francs français. Arrêté quelques jours après son crime, il fut expulsé en procédure d’urgence vers Alger où il coule encore des jours tranquilles, toujours protégé par le pouvoir algérien.
Après vingt-sept ans de simulacre d’enquête et d’instruction, la justice française vient d’être de nouveau humiliée par son gouvernement socialiste qui a fermé un dossier empoisonnant pour les relations algéro-françaises.

L’Anavad, (Gouvernement Provisoire Kabyle en exil) condamne cette décision et soutient la famille Mecili dans sa quête de justice et de vérité sur cet assassinat notamment à travers la plainte déposée auprès de la Cour de Justice de l’Union Européenne.

En Algérie, la justice coloniale qui sévit contre le peuple kabyle, notamment par le Tribunal de Bouira, vient de rendre son verdict dans l’affaire des trente-deux jeunes de Haizer (Tuvirett), qu’elle accuse d’avoir empêché la mascarade des présidentielles algériennes dans leur localité, en avril dernier. Les condamnations vont de trois mois de prison avec sursis à deux ans de prison ferme.

L’Anavad, tout en saluant les citoyens kabyles et le Mouvement pour l’Autodétermination de la Kabylie qui ont organisé des sit-in de soutien pour leur libération malgré leur répression, condamne ce verdict qui est davantage dicté par le pouvoir que par les actes civiques des inculpés kabyles qui, dans les faits, n’ont fait que défendre leur honneur et leur liberté en refusant que les voix des corps constitués, stationnés en masse en Kabylie, ne s’expriment à leur place et en leur nom. Il appelle les instances des droits humains à travers le monde à dénoncer le déni de droit et d’existence opposés par Alger au peuple kabyle, ainsi que la violation quotidienne des droits de l’homme par le régime colonial algérien en Kabylie. Celui-ci n’hésite pas à utiliser tous les moyens pour écraser la Kabylie, y compris en pratiquent la politique de la terre brulée.

Le week-end dernier, près de 800 hectares de forêt et d’arbres fruitiers ont été ravagés par des feux dans une dizaine de localités de Vgayet, en dehors de toute période caniculaire. Les populations accusent les militaires algériens d’être derrière ces incendies criminels dont l’objectif est la mise à mort de la Kabylie par Alger. L’Anavad salue les citoyens de Vgayet qui ont réussi à circonscrire le feu, malgré la démission volontaire et coupable des autorités dites compétentes. .

France, le 04/12/2014

Pour l’Anavad,
Mas Makhlouf IDRI, Ministre chargé des droits humains et porte-parole du Gouvernement Provisoire Kabyle

SIWEL 051327 DEC 14




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