Kamira Nait-Sid représente les peuples autochtones d'Afrique du Nord au Kenya

12/12/2012 - 18:19

NAIROBI (SIWEL) — Les peuples autochtones d'Afrique du Nord, Tamazgha, ont été représentés par une femme kabyle : Kamira Nait-Sid, militante du Mouvement pour l'autonomie de la Kabylie (MAK) et vice présidente du Congrès mondial Amazigh (CMA). Les recommandations qu'elle a apportées au titre de représentante de l'Afrique du Nord ont, entre autres, porté sur « la reconnaissance du droit à l'autodétermination des peuples amazighs, notamment pour le peuple kabyle, l'Azawad et les archipels des Canaries qui le réclament »


La conférence mondiale sur les peuples autochtones tente de promouvoir la représentativité des femmes dans les institutions internationales. Ici, Kamira Nait-Sid avec les représentantes femmes des peuples autochtones à la rencontre du kenya
La conférence mondiale sur les peuples autochtones tente de promouvoir la représentativité des femmes dans les institutions internationales. Ici, Kamira Nait-Sid avec les représentantes femmes des peuples autochtones à la rencontre du kenya
Madame Kamira Nait Sid, militante du Mouvement pour l'autonomie de la Kabylie et vice-présidente du Congrès mondial Amazigh, a participé à trois rencontres au Kenya au titre de représentante des peuples autochtones d’Afrique du Nord

Les trois rencontres sont :

• Atelier de FIDA
• Atelier de la banque mondiale
• Réunion régionale du groupe global « Conférence mondiale des peuples autochtones


Les objectifs des rencontres auxquelles a participé Kamira Nait Sid, l’infatigable militante kabyle, amazighe et africaine.

Rappel :

Dans le cadre du processus préparatoire de la réunion plénière de haut niveau de l’assemblée générale de l’ONU connu sous le nom de la 1er conférence mondiale sur les peuples autochtones approuvé dans la résolution AG A/65/198 , appuyée également par la résolution A/66//296 , les représentants des peuples autochtones des cinq régions d’Afrique,(Afrique du nord, l’est, ouest, centrale et sud ) se sont rencontrés à Nairobi au Kenya pour :

1) Présenter une seule voix des peuples autochtones africaines

2) Défendre et participer au débat de fond sur les questions prioritaires suivantes :

• Les droits à l’autodétermination et l’autonomie gouvernementale,
• Droits à la terre et aux ressources naturelles, y compris en particulier, la reconnaissance territoriale,
• Consentement préalable, libre et éclaires, partage des bénéfices et des expulsions
• La discrimination, directe et indirecte des peuples autochtones
• La justice environnementale le comportement des sociétés multinationales et organisations de conservations par apport aux communautés des terres.
• L’impunité pour les violations des droits de l’homme, en particulier les exécutions extrajudiciaires
• Le déni de la reconnaissance du droit politique/ législatif, la représentation et participation, y compris également la reconnaissance de langue
• La marginalisation en matière des services sociaux avec une priorité sur l’éducation et la santé,
• Droits des femmes autochtones
• Le droit des peuples autochtones à promouvoir leur culture et pratiquer leurs religions
• Droits des peuples autochtones à recevoir l’information

Les représentants des peuples autochtones appellent les états africains à :

• Adopter et nationaliser des cadres juridiques qui reconnaissent, protègent et encouragent les peuples autochtones en tant que titulaires des droits, y compris la ratification de la convention n° 169 de l’OIT relative aux peuples autochtones,
• Réaffirmer leur engagement à respecter, protéger et promouvoir les droits des peuples autochtones africains consacrés dans la charte africaine des droits de l’homme et des peuples et ses protocoles connexes,
• Encourager la mise en place d’un mécanisme permanent de suivi au sein du système des nations unies qui est habilité à recevoir des plaintes sur droits des peuples autochtones et de tisser des liens avec les mécanismes régionaux des droits de l’homme tels que la commission africaine des droits de l’homme et des peuples.


Madame Kamira Nait Sid a rendu compte des recommandations de la partie africaine qu'elle est venue représenter.

Les recommandations de l’Afrique du nord sont :

• La reconnaissance du droit à l'autodétermination des peuples amazighs, notamment pour le peuple kabyle Azawad et les archipels de canaris qui le réclament

• Nous demandons à la communauté internationale sur la base des instruments juridiques internationaux, les droits des autochtones et minorités d’accorder au peuple autochtone du Nord Mali/ Azawad son droit à l’auto détermination comme ils l’ont exprimés dans une plateforme de règlement du conflit qui oppose le Mouvement de Libération de l’Azawad au Mali. Cette plate-forme a été élaborée par les différentes parties (groupes de la société civile, cadre du MNLA, populations civiles autochtones).

• Les droits des Peuples autochtones et minorités en Afrique ne peuvent être effectif sans que tous les acteurs concernés n’assument leur part de responsabilités c’est pour quoi à travers ce processus de la conférences Mondiale des PA nous interpellons les Nations Unies et tous les Etats qui se soucient des valeurs de démocratie, de justices, d’équités en un mot le respect des droits de l’homme ou qui ont une responsabilité coloniale directe envers la situation des peuples autochtones en Afrique et particulièrement en RDC, Mali, Libye et Kenya de participer au règlement de ces questions dans l’urgence pour prévenir l’extermination de nos peuples et donc crime contre l’humanité.

• Que les Etats et les firmes multinationales cessent la spoliation des terres ancestrales et des ressources naturelles des peuples et communautés autochtones d’Afrique

• Que les Etats africains prennent des mesures législatives et administratives afin de protéger et promouvoir les droits politiques, socioéconomiques et culturels des peuples et communautés autochtones,

• Que toute action des Etats dans les territoires traditionnels des peuples et communautés autochtones soit soumise à l’approbation et à la participation des représentants légitimes de ces peuples et communautés, y compris les actions de lutte contre le terrorisme et des politiques sécuritaires.

• Que les gouvernements se conforment à la déclaration des nations unies des Droits des peuples autochtones et qu’ils s'inspirent de cette déclaration pour élaborer les lois nationale


Madame Nait-Sid a également pris part aux deux ateliers FIDA et Banque mondiale

L’Atelier FIDA (Fond international de développement agricole) est consacré à politique et le programme de FIDA pour les peuples autochtones. C’est une préparation de la réunion mondiale du forum des peuples autochtones FIDA 2013

L’Atelier de la banque mondial sur les changements climatiques et les peuples autochtones
Aborde les questions de la vulnérabilité des communautés autochtones, leur l'adaptation à ces changements climatiques

Enfin, en marge des travaux en tant que membre du caucus mondial des femmes, Kamira Nait-Sid a organisé une réunion avec les représentes des femmes autochtones qui avait pour ordre du jour :
-La situation des femmes autochtones d’Afrique
-La représentativité des femmes autochtones d’Afrique à la conférence mondiale des peuples autochtones


zp
SIWEL 121819 DEC 12





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