Kabylie : un nouveau kidnapping à Maâtkas (actualisé), le jeune homme libéré aujourd’hui

10/02/2014 - 03:15

MAATKAS (SIWEL) — Un jeune homme originaire du village Tizi n'Tzegouart, commune de Maâtkas, à quelques 20 km au sud de Tizi-Wezu, a été enlevé dans la nuit de samedi à dimanche, par des individus armés. Il a été relâché ce matin, au grand soulagement de sa famille et de toute la région de Mâatkas. Selon les sources sécuritaires algériennes, le jeune homme de 22 ans aurait été enlevé, puis relâché, par un groupe de terroristes islamistes. Les dites sources disposent même de renseignements très précis sur le nom de leur « émir », notamment mais n’ont jamais réussi à retrouver eux-mêmes une victime.


La jeune victime est un jeune homme de 22 ans du nom de Hocine G, 22 ans. Dans la soirée de samedi, il se trouvait dans le bar qu’il gérait quand un groupe de cinq individus armés s'était introduit vers 22 heures pour le faire sortir de force, en prenant soin au préalable de délester les clients de leur argent et de leurs téléphones portables. « Les ravisseurs ont commis leur forfait en moins de 5 minutes » ajoute notre source.
Au bout de 48h, la victime a finalement été libérée, aujourd’hui lundi 10 février, vers 5 heure du matin dans les environs immédiats son village, sans qu’il n’y ait eu le moindre versement de rançon.
Selon les sources sécuritaires algériennes, cet enlèvement serait l’œuvre d’un groupe terroriste islamiste dirigé par un « émir » du nom de « Abderahmane Benari ». Selon ces sources sécuritaires, ce criminel, qui n’a pas encore opté pour la formule « repenti » aurait été condamné par le tribunal de Tizi Ouzou à la peine capitale par contumace.

Cet enlèvement qu’enregistre la région de Tizi-Wezzu porte le nombre des kidnappings à 77 depuis 2005. La très forte présence des services de sécurité algériens n’a jamais pu mettre fin au cycle infernal que vit la population kabyle, qui, au contraire, soupçonne les policiers et militaires algériens de maintenir ce fléau.

Ces actes crapuleux, encouragés par l'Etat algérien, consistant à extorquer des fonds aux commerçants kabyles, à décourager l’investissement et à terroriser la population pour qu’elle ne se préoccupe plus que de sa propre survie. Cette politique vise surtout à asseoir la politique entreprise par Alger de déstabiliser durablement la Kabylie. D’ailleurs, depuis les premiers actes de rapts, de racket et maintenant d’assassinat, plus d’une centaine d’industriels ont quitté la Kabylie.

wbw
SIWEL 100315 FEV 14




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