Kabylie : un agriculteur enlevé aux At-Dwala

21/09/2012 - 14:38

AT-DWALA (SIWEL) — un agriculteur du village de Taguemount Oukarouch, à environ 20 km de Tizi Ouzou, a été enlevé hier soir par un groupe armé.


Kabylie, juillet 2010, manifestation contre les kidnappings en perpétuelle augmentation.PH/DR
Kabylie, juillet 2010, manifestation contre les kidnappings en perpétuelle augmentation.PH/DR
Dans la région des At-Dwala, un agriculteur de 35 ans a été enlevé hier soir par un groupe armé, a-t on appris, cet après-midi, de sources locales. On ignore encore les conditions exactes de son enlèvement, hormis qu’il a été enlevé sur la route des At-Dwala, un axe routier réputé infesté de terroristes, alors qu’il se rendait à son domicile aux environ de 21h.

Pour l’instant, la famille de l’agriculteur, qui a porté plainte aujourd’hui, n’a pas encore été contactée par les ravisseurs pour une éventuelle demande de rançon.

Depuis 2005, les enlèvements en Kabylie sont en perpétuelle augmentation malgré le nombre croissant de gendarmes et de militaires stationnés en Kabylie. Près de 72 personnes ont été kidnappées par des groupes armés dans la seule wilaya (département. NDLR) de Tizi-Wezu. La plupart ont été libérées en contrepartie de rançons, à l’exception des 2 otages libérés par la mobilisation populaire.

Le plus étrange dans cette affaire d’enlèvements, c’est qu’ils ne se produisent qu’en Kabylie. Cette situation d’insécurité totale plonge la région dans une terreur sans aucun espoir d’amélioration, le phénomène ne faisant que s’amplifier depuis près de 7 ans maintenant. La population locale, livrée à elle-même, ne comprend pas qu’en dépit de l’omniprésence des corps armés en Kabylie, de telles activités criminelles puissent se produire aussi fréquemment.

Autre fait étrange, les kidnappings ne concernent que les investisseurs, les commerçants et les entrepreneurs qui produisent encore de l’activité en Kabylie. Les grosses fortunes très proches des cercles de l’Etat n’ont jamais été inquiétées par les groupes armés alors qu’elles sont les plus à même de verser des rançons faramineuses.

Enfin, les corps armés, théoriquement en charge de la protection de la population et de la chasse au terrorisme, n’ont jamais pu empêcher les agissements criminels des groupes armés. En Kabylie, ils ne se sont distingué que par des provocations envers la population et des bavures à répétition allant même jusqu’à confondre une brave mère de famille avec un terroriste entrainant ainsi la mort de Mme Zakia Kaci à Fréha.


zp,
SIWEL 211438 SEP 12




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