Kabylie : répression post-électorale à Taqervust, silence assourdissant des "ONG" algériennes de défense des droits de l'Homme

30/01/2013 - 15:42

TAQARVUST (SIWEL) — Deux mois après la mascarade qui a servi de consultation électorale, neuf (9) jeunes du village de Taqervust dans la commune d’Aghvalou à l’est de Tuvirett, ont été arrêtés par la gendarmerie algérienne et sont toujours en détention provisoire depuis plus d'un mois déjà. Les autorités algériennes leur reprochent de ne pas avoir laissé tranquillement se dérouler la mise en scène électorale. En effet, le village de Taqervust s’était illustré en empêchant le vote par la fermeture des bureaux de vote, notamment au collège "Tazaghart Achour". Le village de Taquervust avait violement réagit à « l’usurpation d’identité » des militaires venus voter en masse dans leur région.


Cela fait quelques semaines déjà que les autorités algériennes ont procédé à l’arrestation de 9 jeunes citoyens à Taqrevust. Ils sont pour l’instant toujours retenus en détention provisoire pour avoir entravé le bon déroulement de la mascarade électorale du 29 novembre 2012. D'autres citoyens avaient également été interpelléz à Imceddalen (Mechdella) par les gendarmes mais ils avaient été finalement relachés contrairement à ceux du village de Taqervust. Les citoyens de ce village de Tuvirett avaient pris d'assaut le bureau de vote avant d’être violemment réprimés. Les affrontements avaient duré toute la journée et s’étaient soldés par plus de 60 blessés. Deux mois après, le régime revient à la charge pour faire payer aux citoyens ce qu’ils considèrent comme un affront.

Le Mouvement pour l’autonomie de la Kabylie a condamné ces arrestations et a apporté son soutien à la jeunesse kabyle qui subi la répression du régime algérien. Il « appelle à la mobilisation citoyenne pour libérer ces jeunes qui payent de leur liberté le prix de leur opposition au régime raciste d’Alger ».

Le MAK qui dit défendre les droits de l’Homme « loin de toute vision sélective, pour tous les hommes et toutes les femmes dont les droits sont bafoués » dénonce de ce fait, la "géométrie variable" des défenseurs des droits de l’homme en Algérie, qui le plus souvent, passent sous silence certaines répressions de l’Etat algérien, en particulier quand celle-ci touche les militants autonomistes ou toute contestation de l'Etat central.

cdb/zp,
SIWEL 301542 JAN 13




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