Kabylie : Unissons-nous pour le droit du peuple Kabyle à son autodétermination

10/02/2013 - 00:51

TIZI-OUZOU (SIWEL) — Le droit à l’autodétermination des peuples est consacré par tous les textes fondateurs de l’ONU. Il a été adopté comme objectif stratégique par le 2ème Congrès du MAK tenu les 9 et 10 décembre 2011. C'est ainsi que nous sommes sortis du face à face avec un Etat autiste et que nous sommes passés du huis clos algérien à la lumière du droit international impliquant des instances neutres dans tout processus de résolution pacifique du conflit opposant le pouvoir raciste d’Alger au peuple kabyle et à la Kabylie depuis 1963, et même bien avant, depuis 1857 et l'annexion de la Kabylie souveraine à la colonie française qui a pris le nom de « Algérie » par un décret datant du 14 octobre 1839.


Bouaziz Ait-Chebib, président du mouvement pour l'autonomie de la Kabylie (MAK)
Bouaziz Ait-Chebib, président du mouvement pour l'autonomie de la Kabylie (MAK)
Opinion


UNISSONS-NOUS POUR LE DROIT DU PEUPLE KABYLE A SON AUTODÉTERMINATION


Le droit à l’autodétermination des peuples est consacré par tous les textes fondateurs de l’ONU. Il a été adopté comme objectif stratégique par le 2ème Congrès du MAK tenu les 9 et 10 décembre 2011. C'est ainsi que nous sommes sortis du face à face avec un Etat autiste et que nous sommes passés du huis clos algérien à la lumière du droit international impliquant des instances neutres dans tout processus de résolution pacifique du conflit opposant le pouvoir raciste d’Alger au peuple kabyle et à la Kabylie depuis 1963, et même bien avant, depuis 1857 et l'annexion de la Kabylie souveraine à la colonie française qui a pris le nom de « Algérie » par un décret datant du 14 octobre 1839.

Le Concept du droit à l’autodétermination a donc pour la période actuelle au moins deux avantages que la base militante et le citoyen kabyle comprennent aisément.

1) Le droit à l’autodétermination est tout simplement un exercice de démocratie. C’est un référendum par lequel chaque citoyen est appelé à s’exprimer en son âme et conscience sur le mode de gouvernance qu’il souhaite pour son peuple.

2) Il ouvre tous les possibles qui peuvent se résumer, pour l’avenir politique de la Kabylie, aussi bien au statu quo qu’à l’évolution vers une gouvernance kabyle dans le cadre interne de l’Algérie (autonomie, un statut particulier, fédéralisme, régionalisation …) ou dans le cadre externe, autrement dit aller vers l’indépendance.

À travers ce droit à l’autodétermination, nous recherchons à rendre la parole au peuple kabyle au moment opportun afin qu’il soit en mesure de choisir librement le statut politique qui lui sied.

Le débat est ouvert aussi bien en Kabylie que dans la diaspora pour trouver les voies et les moyens de faire aboutir notre noble combat. Le MAK et Chaque kabyle assumant dignement et publiquement sa kabylité sont appelés à ne manquer aucune occasion de pousser l’avantage en faveur de la Kabylie autant au sein de l’opinion nationale kabyle, qu'en Algérie ou sur la scène internationale.

Nous avons la responsabilité historique d'œuvrer dans le sens de transcender nos divergences pour mettre sur pied des institutions pérennes. L'Anavad est là. Il n'épargne aucun effort pour porter la voix du peuple kabyle sur la scène internationale. Le bon sens recommande à tout un chacun de lui apporter son concours pour aller de l'avant dans cette entreprise qui est celle de libérer la Kabylie d’un colonialisme qui ne dit pas son nom mais qui travaille à travers toutes les institutions de l’Etat raciste d’Alger à dissoudre l’identité kabyle dans le moule arabo-islamique. L’unique moyen pour la Kabylie de survivre en tant que peuple et nation est de se doter des attributs d’une nation.

Nous n’avons épargné ni notre peine ni notre engagement pour l’identité, la démocratie et la laïcité, pour aboutir 50 ans plus tard, après tant d’années de lutte et de sacrifices à une république algérienne arabo-islamique , profondément raciste et discriminatoire vis à vis de la Kabylie. L’échec éternellement recommencé de nos luttes démocratiques ne doit pas nous mener au suicide collectif : Soyons dignes de notre peuple et de notre histoire plusieurs fois millénaire. Allons dans le sens de notre libération en mettant en avant ce qui nous unit afin d'installer dans l'union et la fraternité un Conseil National Kabyle qui constituera une sorte d’instance parlementaire provisoire, un cadre de concertation et de résolution des conflits en attendant de mettre en place un référendum pour l’autodétermination de la Kabylie qui décidera du mode de gouvernance auquel aspire le peuple kabyle et la mise en place d'institutions librement choisies.

Nous savons la dépense d’énergie que cela nous coûte mais notre accession au droit de disposer de notre propre Etat vaut tous les sacrifices et que tous les peuples accomplis de par le monde ont eu à consentir pour être enfin eux-mêmes.

L’heure est au rassemblement et nous invitons tous nos citoyens à s’impliquer davantage dans ce combat qui engage notre destin. Nous avons désormais deux alternatives : disparaître et se fondre dans une identité étrangère, importée par des idéologies liberticides ou exister conformément à nos valeurs, à notre langue, notre culture et notre identité.

L’une des occasions pour une telle perspective est de se mobiliser en masse pour les marches du 20 avril 2013 à Vgayet, Tuvirett et Tizi-Wezzu pour l’autodétermination de la Kabylie. A cette effet, les associations sont appelées à ne pas programmer des activités locales avant la fin des marches des trois grands chefs-lieux kabyles.

Bouaziz Ait-Chebib

SIWEL 100051 FEV 13




Kabylie | Afrique du nord | Politique | International | Sport | Culture | Economie / Finances | Sciences Tech



Recherche

Dépêches en continu