Intervention militaire au nord du Mali : Alger veut épargner les terroristes d’Ansar Dine

07/10/2012 - 13:40

ALGER (SIWEL) — Selon des informations, les discussions entre Alger et Paris concernant la crise malienne, se sont axées sur la nécessité de « préserver l’intégrité territoriale du Mali et déloger les groupes terroristes », sans pour autant cibler le groupe terroriste islamiste d’Ansar Dine.


Iyad Ag Ghali, aidé par l'Algérie, fonde le groupe terroriste, Ansar Dine. PH/DR
Iyad Ag Ghali, aidé par l'Algérie, fonde le groupe terroriste, Ansar Dine. PH/DR
Selon la source diplomatique de TSA, la question malienne a fait l'objet de consultations bilatérales approfondies à l'occasion de la visite à Paris de M. Messahel. « Les deux parties ont trouvé de nombreux points de convergence en ce qui concerne la nécessité de préserver l'unité nationale et l'intégrité territoriale du Mali, consolider le leadership à Bamako, cibler les véritables sources de la menace qui sont en l'occurrence les groupes terroristes et leurs alliés du crime transnational organisé et prendre en compte les revendications légitimes des populations du nord du pays », ajoute la même source.

Selon les mêmes informations, les autorités algériennes appuient l’idée d’une intervention, à long terme, mais veut épargner les éléments du groupe terroriste islamiste d’Ansar Dine. « Mais les désaccords persistent concernant l’intervention militaire. Désormais, Alger fait clairement le parallèle avec la Libye, en évoquant des conséquences sérieuses pour la région. Alger ne veut pas non plus qu’Ansar Dine, un groupe islamiste composé de Touareg revendiquant l’application de la charia au Nord Mali, soit ciblé au même titre que les autres groupes terroristes présents dans la région. Pour l’Algérie, les islamistes d’Ansar Dine sont avant tout des Touareg avec lesquels il conviendrait de dialoguer pour tenter d’isoler les groupes terroristes et trouver une issue à la crise au Nord Mali ».

« S'agissant de l'intervention militaire et devant les conséquences sérieuses dont elle est porteuse pour la région, et comme nous l'avions fait pour les dommages collatéraux prévisibles de la guerre en Libye, nous n'avons de cesse de dire qu'il ne faut pas se tromper de cible et que les Touareg sont des citoyens maliens et qu’à ce titre, ils ne doivent pas être ciblés au même titre que les terroristes et les narcotrafiquants même s'il est vrai que certains d'entre eux doivent se démarquer clairement des groupes terroristes et que d'autres doivent renoncer définitivement et sincèrement à leurs prétentions indépendantistes pour que puisse s'engager, enfin, un dialogue national incontournable avec les autorités de la transition à Bamako », précise notre source.

Fin septembre, des représentants du mouvement Ansar Dine ont rencontré à Alger un officiel malien. Un dialogue engagé sous l’égide de l’Algérie. Mais sur ce point, Alger et Paris divergent. Les Français voient en Ansar Dine un mouvement islamiste terroriste comme tous les autres qui ne peut être un partenaire pour le dialogue au Nord Mali.
Avec ces positions clairement affichées par l’Algérie, l’accusation portée contre elle, selon laquelle, elle finançait le groupe terroriste d’Ansar Dine, vient d’être confirmée. Ces agissements de l’Algérie pour freiner l’élan libérateur de l’Azawad et les aspirations de ce peuple à la liberté, sera inscrit en lettre de honte sur le registre de l’Histoire.

aai/TSA
SIWEL 071340 OCT 12





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