Injures à la Kabylie : «Echourouq», ou la nouvelle presse coloniale

05/03/2013 - 17:36

ILOULA OUMALOU (SIWEL) — Le journal oriental, «Echourouq», qui ne voit le jour qu’à l’orée de ses maitres arabo-islamistes d’Orient, monte d’un cran dans l’expression publique de son racisme primaire vis-à-vis de la Kabylie dont ils ont usurpé la patrie. Hélas, le peuple kabyle a naïvement commis l’erreur de consentir massivement au sacrifice suprême pour libérer le pays du colonialisme français pour que, finalement, les collaborateurs du colonialisme, que la France a laissé derrière elle,dans les plus hauts rouages de l’Etat, remplacent leurs maitres dans une colonisation indirecte. Il n’est donc pas surprenant que ces « agents » actionnent aujourd’hui leurs « torchons » ayant, entre-autre, pour nom «Echourouq».


L'article injurieux du torchon raciste  «Echourouq»
L'article injurieux du torchon raciste «Echourouq»
Pendant que les braves de Kabylie mourraient en masse face à l’armée coloniale au rythme des chants révolutionnaires kabyles de «si Lzzayer gher Tizi-Wezzu, ul-iw yettru, list3mar vu lemhayen yedja-d igujilen », les assimilationnistes orientaux, et autres partisans de l’Algérie française, eux, manifestaient leur soutien à la France en scandant «wach bihoum zwawa mâa Nnsara ?». Qu’ils soient dans la presse, dans les ministères ou à la présidence, leurs successeurs, ces nouveaux missionnaires au service de l’arabo-islamisme sont bien ceux qui ont ruiné ce pays, décimé son élite et érigé en modèles de vertus le vol, le mensonge, le terrorisme et la corruption.

Ces mercenaires aujourd’hui au service de l’Orient, dont ils sont les esclaves consentants, sont à l’image de leurs prédécesseurs : leurs « Oulémas », ces fameux partisans de l’Algérie française pourvu qu’elle soit islamique, ceux-là même qui accablaient déjà les révolutionnaires kabyles et leur déniaient leur algérianité tant qu’ils «chuchotaient ce jargon» (c'est-à-dire le kabyle) qui «écorchait » leurs oreilles trop sensibles aux sonorités de l’authenticité qui leur rappelait, du coup, leur misérable condition d’assimilés.

Aujourd’hui, leurs successeurs arabo-islamistes, à travers notamment leur presse, ciblent les populations des villages de Kabylie en portant directement atteinte à la dignité kabyle au cœur même de sa société : les femmes et les enfants kabyles : Les femmes pour être les gardiennes des valeurs et des traditions ancestrales qu’elles réussissent à transmettre malgré le matraquage idéologique entrepris par l’Etat négationniste d’Alger; et les enfants pour être l’avenir, le futur de cette Kabylie qu’ils aspirent à faire descendre à leur propre niveau, celui du reniement de l’histoire, de la langue et de la civilisation amazighes de façon à les réduire à leur propre statut ; celui de vulgaires copies, même pas "conforme", de l’identité arabo-islamique.

Nous passerons sur les sempiternelles et grotesques attaques contre Ferhat Mehenni qui trouble leur quiétude assimilationniste. Leurs insultes contre ce fils de martyr de la guerre d’Algérie, père d’un autre martyr d’une autre guerre, celle de l’authenticité contre le mensonge et l’usurpation, ne peuvent en aucun cas atteindre un homme qui a consacré sa vie entière au combat pour la justice, le droit et la liberté et qui, dans le meilleur des cas, s’amuse de voir ses ennemis atteindre, et si facilement, les fins fonds des caniveaux. Il y aurait en revanche de quoi s’inquiéter si les torchons de la presse autorisée se mettant à verser dans l’éloge de Ferhat Mehenni ; nous voilà donc rassurés !

Aussi, revenons à la cible réelle du torchon que l’on nomme «Echourouq». Ainsi ce journal satanique, à l’image de son idéologie raciste qu’est l’arabo-islamisme, a commis un article dont le titre, à lui seul, est révélateur des objectifs nauséabonds qui le sous-tendent : « Les femmes mettent au monde leurs enfants dans la rue, les enfants vont à l'école sur des ânes ». C’est toute la haine nourrie envers cette région qui dégouline de ce titre injurieux, réservé, et l’on sait pourquoi, aux villages de la commune d’Iloula Oumalou.

Tout d’abord, il faudrait sans doute informer ces ignares d’«Echourouq» que ces femmes dont ils tentent vainement de se moquer en ironisant sur leurs propres affabulations «d’enfantement dans la rue » sont les dignes filles de celles qui ont justement mis au monde les maquisards de la wilaya III, c'est-à-dire ceux qui ont libéré l’Algérie. D’autre part, il faudrait aussi leur faire savoir que ces enfants kabyles, qu’ils cherchent à faire naitre « dans les rues » sont ceux qui sonneront le glas de la fin très prochaine de leur ignominie. Les mensonges, les insultes et les diffamations n’en sont que les signes avant-coureurs.

Ignorant qu’à travers son article, il étale toute l’étendue de sa profonde aliénation, le « journaliste » du torchon en question, déverse son fiel sur une région qui, par naïveté, lui a permis de fouler son sol. C’est ainsi qu’il entame sa « description » de la commune d’Iloula Oumalou en faisant état d’une « enquête de terrain » sur la vie « misérable » que mènent les 17 village de la commune. Le « journaliste », s’attaque bassement avec des arguments de son niveau, qui est celui des caniveaux, aux 17 villages kabyles d’Iloula Oumalou qui «vivent toujours une vie primitive» dit-il et qui, poursuit-il toute honte bue, «utilisent le bois pour se réchauffer quand il y a pénurie de bouteilles de gaz».

Est-il permis d'être aussi stupide ? Il faudrait sans doute faire remarquer à ce suppôt de la haine que si la vie est « primitive » et que si les villageois « se chauffent au bois », cela relève exclusivement de la responsabilité du régime arabo-islamiste qui l’a engraissé par les bénéfices de son Hold-Up sur les ressources d’un pays que la Kabylie a massivement contribué à libérer, croyait-on...

Pauvre de vous, monsieur le « journaleux », ne savez-vous pas que le Gaz, une des principales ressources que l’Algérie des généraux exporte pour son propre compte, devrait être disponible, non seulement pour ces 17 villages de Kabylie mais pour les villages de l’Algérie toute entière. Si l’Algérie avait été gouvernée par ses authentiques enfants, et non par des mulâtres assimilés, elle serait une authentique Nation, plurielle et prospère. A votre si petit niveau, vous ne pouvez même pas vous rendre compte de l’immensité de votre bêtise. C’est à cause de l’appétit sans fin de vos généraux, ceux qui commandent vos « articles », que l’Algérie, et plus particulièrement la Kabylie, se trouve dans une misère voulue et entretenue et vous avez le culot de venir, à travers votre torchon, insulter les citoyens de Kabylie et leur reprocher une misère que vous leur faite subir juste pour les punir d’êtres trop épris de liberté !

Vous avez le culot de rajouter qu’en cas «d'intempérie», les 17 villages «ne survivent que grâce à la charité de l'Etat à travers des dons distribué au niveau du siège de l'APC», alors que la vérité est que, lors des intempéries, les villageois n’ont pu compter que sur la solidarité des kabyles, et notamment de la diaspora qui s’est mobilisé autour JUSTEMENT du GPK de Ferhat Mehenni.

Faut-il vous rappeler que les chasse-neige de Bouteflika ne servent que de «chasse-kabyles» lors des manifestations contre votre régime criminel ?

Comble du ridicule, vous osez également faire porter la responsabilité des manquements aux obligations de l’Etat aux citoyens qui subissent votre dictat et faites inconsciemment étalage de la criminalité de votre régime qui punit la Kabylie pour son sens de la justice, de l’équité et de l’authenticité en lui réservant tout ce que vous énumérez : «chômage», «dégradation des routes», «impossible de se déplacer la nuit», «absence de transports scolaire» ; et vous osez de surcroit vous moquer des élèves qui «se déplacent sur des ânes pour aller à l’école».

Sachez tout de même que l'Etat est sensé servir le peuple, de même qu'il est sensé assurer le service publique et non pas l'inverse, enfin, si toutefois vous êtes en mesure de comprendre les évidences, ce dont on pourrait légitimement douter au vu de votre article. D'autre part, ya ayuha el 3unsuri , pour employer votre jargon qui, réciproquement, nous écorchent à présent les oreilles, sachez également que quand bien même nos enfants se déplaceraient à dos d'ânes, les ânes ont de tout temps été bien plus utiles à la Kabylie que votre Etat et vos généraux qui ont assassiné nos enfants et ruiné notre patrie.

Vous portez l’anathème sur la société kabyle et parlez de «dégradation des meurs» qui est, nous vous le rappelons, du ressort exclusif de la prolifération de vos gendarmes criminels. Ce sont eux qui agressent nos femmes et assassinent nos enfants. Vous qui parlez de la «mauvaise gestion de l'exécutif communal», vous oubliez de dire que c’est à cause de la corruption que vous exercez à grande échelle que vous avez avilis et dénaturé beaucoup d’entre-eux, sans compter que vous érigez en modèle de réussite le statut de repentis, ces criminels auxquels vous accordez tous les droits au détriment de leurs victimes et de l'ensemble des citoyens honnêtes et vous osez, en plus, vous positionner en donneurs de leçon.

Mais sachez, vous qui voulez donner un « petit aperçu de la vie misérable que vivent les habitants de la région natale du "zaim en carton" qui complote avec les ennemis de l'Algérie », que les pires ennemis de l’Algérie sont vos employeurs et l’idéologie qu'ils servent et que vous représentez merveilleusement bien. Cela fait cinquante ans que vous en faites la preuve. Nous vous rappelons, au passage que pour combattre la guerre d’Algérie, l’armée coloniale avait pour mission de détruire la Kabylie, en bon disciples, vous reproduisez exactement les mêmes méthodes.

Enfin, sachez que la Kabylie a résisté et triomphé d’ennemis autrement plus futés que vous et surtout n’oubliez pas de prendre garde à la colère des peuples : elle a emporté des régimes bien plus puissants que le votre.


zp,
SIWEL 051736 MARS 13





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