Halte aux Hold-up culturel et identitaire : Le MAK dénonce la direction de la culture de Tizi-Ouzou et le ministère de la culture, « confiés à deux authentiques Bachaghas »

26/03/2013 - 18:33

VGAYET (SIWEL) — Le Mouvement pour l’autonomie de la Kabylie (MAK) vient de dénoncer « le régime raciste d’Alger » qui « s'accapare de l'Amazighité pour mieux l'anéantir à travers une pseudo-reconnaissance ». La déclaration, signée de son secrétaire national à la langue et à la culture, Raziq Zwawi, a condamné l’interdiction faite aux amazighs du Maroc de se rendre au festival du film amazigh à Tizi-Ouzou et affirme que cet acte subversif « n’est pas une surprise en soi dans la mesure où la direction de la culture de Tizi-Ouzou et le ministère de la culture sont confiés à deux authentiques Bachaghas ».


Bachagha Khalida Toumi: ministre de la culture sous le régime raciste de Bouteflika (PH/DR/Archives)
Bachagha Khalida Toumi: ministre de la culture sous le régime raciste de Bouteflika (PH/DR/Archives)
Le MAK qui n’a pas apprécié « l’exclusion pure et simple des amazighs du Maroc et de Libye» a tenu à rappeler que ce festival du film amazigh est organisé par « l'administration coloniale d'Alger » avec la collaboration de ses « Bachaghas » de la direction de la culture à Tizi-ouzou et du ministère de la culture. Invoquant la raison officielle de l’interdiction faite aux amazighs du Maroc de se rendre en Kabylie, la déclaration précise que « le litige entre le Maroc et l’Algérie réside dans leurs positions respectives sur la république arabe sahraoui » et que cela « ne concerne en rien les amazighs ».

Le MAK, mettant dans le même sac l’Algérie officielle et le royaume du Maroc, précise que « les deux entités, toutes les deux usurpatrices, se réclament d’une arabité sans lien avec l’Afrique du Nord. » et poursuit un peu plus loin en les accusant de partager « la même politique perverse de dépersonnalisation des amazighs afin d’en faire des peuples arabes. ». Concernant l’interdiction faite aux amazighs de Libye, le MAK a précisé que « L’interdiction des bachaghas a également touché les amazighs de Libye » réside dans « l’ardeur de la revendication politique, culturelle et identitaire (amazighe) qui n’est pas de nature à rassurer ce régime usurpateur. »

La déclaration rappelle également que « cette énième humiliation […] ne fait que confirmer les réelles visées des pseudo-officialisations de Tamazight, en Algérie, comme d’ailleurs au Maroc, qui ne servent qu'à « anesthésier » les amazighs pour les rendre passifs face au détournement de leur langue, de leur culture et de leur identité. » et « appelle les frères amazighs de Libye à la plus grande vigilance face aux courants arabo-islamistes de Libye afin d’éviter de subir la même politique perverse de dépersonnalisation pratiquée en Algérie et au Maroc »

La déclaration se termine par une ferme condamnation de ces « pratiques racistes qui confirment une fois de plus le nature coloniale du régime raciste d'Alger » et « exprime toutes sa fraternité aux Amazighs du Maroc et de Libye qui subissent par ailleurs le même apartheid que celui enduré par le peuple kabyle, sous l’apparence d’une pseudo officialisation de Tamazight. » le mot de la fin est une citation de Mouloud Mammeri qui dit qu’ « il est sur que le jour, inévitablement viendra où l’on distinguera la vérité de ses faux semblants. »

zp,
SIWEL 261833 MARS 13

En suivant ce lien, vous trouverez l'intégralité du communiqué publié sur le site officiel du MAK

http://www.makabylie.info/spip.php?article1180 http://www.makabylie.info/spip.php?article1180





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