Guerre au Nord Mali : L’Algérie au secours de l’armée française

27/04/2013 - 15:09

PARIS (SIWEL) — L’Algérie a livré 350 mètres cubes d'hydrocarbures (kérosène) à l’armée française qui en manquait terriblement au cours de son opération Serval. Cette information a été rapportée par le journal le Point.


Un hélicoptère français se posant dans le massif de l'Adrar des Ifoghas. © Kenzo Tribouillard/AFP
Un hélicoptère français se posant dans le massif de l'Adrar des Ifoghas. © Kenzo Tribouillard/AFP
L’Algérie qui s’est opposée « officiellement » à l’intervention militaire française au Mali, apporte, en contradiction avec sa position affichée, son aide logistique à l’armée française. Ainsi, après le survol de l’espace aérien algérien par les avions de guerre français, le Point, nous apprend que l’Algérie a fourni 350 mètres cubes de kérosène à l’armée française.

« Les camions-citernes du service des essences des armées intégrés à la brigade logistique se sont rendus à cinq reprises à la frontière algérienne, par la piste partant de Tessalit, pour aller prendre livraison de centaines de mètres cubes de carburant livré par l'Algérie », informe le Point dans sa livraison du vendredi. Le journal français ajoute qu’« à raison de cinq rotations permettant de transporter à chaque fois 72 mètres cubes, ce sont plus de 350 mètres cubes d'hydrocarbures que les Algériens ont livrés ».

Le journal appui ses informations avec une déclaration d’un officier de l’armée française, qui a déclaré que « c'était du kérosène de la meilleure qualité », ajoutant « qu'un additif permettait de transformer le cas échéant en gasoil ce carburant initialement destiné aux hélicoptères ».

Le journal précise, en outre que « concrètement, les citernes vides françaises se sont rendues sur un point de la frontière algéro-malienne tenu secret, où les attendaient des gendarmes algériens accompagnant des camions-citernes civils algériens ».

« Sans ce précieux apport algérien, soutient le journal, que les Français n'avaient jusqu'alors pas rendu public, les opérations dans les Ifoghas n'auraient sans doute pas pu être conduites de la même façon. Ni aussi vite. Sans être aujourd'hui terminées, elles ne rencontrent plus de résistance, et si les militaires français poursuivent le ratissage pour trouver des caches d'armes ou de carburant, ils ont également commencé leur désengagement ».

aai
SIWEL 27 1509 AVR 13




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