Ghardaïa : pendant que Sellal essaye de noyer le poisson Fekhar demande « des excuses officielles et une commission d’enquête onusienne »

03/01/2014 - 00:55

ALGER (SIWEL) — Abdelmalek Sellal, s’est réuni, hier 2 janvier, avec deux délégations, l’une représentant les arabes Chaambas et l’autre les mozabites de Ghardaïa, et ce, en présence du ministre de l’Intérieur, principal acteur du drame, le ministre de l’Habitat qui distribue de faux certificat fonciers attribuant même des parcelles des cimetières mozabites aux chaambas et enfin le ministre de la Solidarité dite nationale, ce qui est assez cocasse en soi. Pour kamel Eddine Fekhar, ces discussions ne sont que de la poudre aux yeux et ne visent qu’à « dévier du vrai problème et de couvrir le vrai responsable qui est le pouvoir ». Selon ce militant des droits de l’homme, devenu par la force des choses le porte-voix des mozabite, les mozabites exigent « la présentation d’excuses officielles du président de la République aux Mozabites parce que la police représente les autorités » et « une commission d’enquête onusienne à Ghardaïa ».


Kameleddine Fekhar demande « des excuses officielles et une commission d’enquête onusienne » (PH/DR)
Kameleddine Fekhar demande « des excuses officielles et une commission d’enquête onusienne » (PH/DR)
L’Etat algérien a finit par prendre la mesure de l’extrême gravité des évènements de Ghardaia tout en faisant mine de ne pas savoir que le problème vient avant tout de l’institution qu’il représente, l’Etat, et ses forces répressives qui font preuve d’un racisme hors du commun. Abdelmalek Sellal, s’est donc réuni, hier 2 janvier, avec deux délégations, l’une représentant les arabes Chaambas et l’autre les mozabites de Ghardaïa, et ce, en présence du ministre de l’Intérieur, principalement concerné par le drame, puisque ce sont ces unités qui sont mises en cause, le ministre de l’Habitat qui distribue de faux certificat fonciers attribuant même des parcelles des cimetières mozabites aux chaambas et enfin le ministre de la Solidarité dite nationale, ce qui est assez cocasse en soi au vu des tragiques évènements et du silence complice de l’Etat depuis le temps que les forces de polices agressent eux-mêmes et ouvertement les mozabites..

Selon la communication officielle « Les deux délégations, constituées de sages de la région, se sont engagées à revenir au principe de cohabitation et de coexistence harmonieuse », l'Etat s'est engagé à « la distribution de plusieurs milliers de lots de terrain au profit des membres des deux communautés », à « l’octroi d’aides financières pour reconstruire ou restaurer ce qui a été détruit » et à « ériger un conseil de sages commun pour solutionner les conflits de manière pacifique et objective ». Des paroles en l’air, voire même la confortation de l’origine même du problème. En revanche, la présence du ministre de l’intérieur n’a servi que de postiche car aucune allusion n’a été faite au comportement scandaleux des services de polices algériennes. Abdelmalek Sella s’est contenté d'appeler « les autorités locales à prendre toutes les mesures pour que la sérénité et la tranquillité soient de retour dans la région ». Faut-il en conclure que l’Etat algérien n’a aucune possibilité d’imposer la discipline à ses hordes de voyous qui font office de policiers à Ghardaia ?

Les mozabites, eux, restent sur le qui vive et la confiance n'est pas à l'ordre du jour car si la police « s’est calmée » depuis que les vidéos exhibant leur banditisme criminels ont été diffusées à très large échelle, en revanche, ils ne peuvent pas savoir combien de temps durera ce calme ? Heureusement que l'information ne peut plus être baillonée, les réseaux sociaux et les sites d'information en ligne ont permis de briser la chappe de plombs.

Pour kamel Eddine Fekhar, ces discussions entammées par Sellal ne sont que de la poudre aux yeux. Selon lui, cette rencontre ne sert qu’à une chose : « dévier du vrai problème et couvrir le vrai responsable qui est le pouvoir ». En somme, le « pouvoir discute avec lui-même ». Toujours à propos de cette prétendu rencontre entre les deux communautés et qui serait arbitrée par l'Etat, Kameleddine Fekhar a rappelé que « Les Mozabites ne sont pas des mendiants et qu’ils souhaitent être respectés ». Il a en outre assuré que les mozabites exigeaient deux choses « la présentation d’excuses officielles du président de la République aux Mozabites parce que la police représente les autorités » et « une commission d’enquête onusienne ».

Les agissement de la police nationale algérienne sont beaucoup trop graves pour que les mozabites se contentent d'une prétendue médiation de l’Etat qui vient leur attribue des lopins de terres qui, par ailleurs, leur appartiennent depuis des générations et des générations, longtemps, très longtemps avant que l’Etat algérien n’existe. Ghardaia ne date pas 1962, elle précédè de 10 siècles la création même de la colonie nommée "Algérie" par la France coloniale. Ghardaia fut fondée entre 1048 et 1053 par des autochtones berbères , l'Algérie fut crée par un décret français en 1847.

maa,
SIWEL 030055 JAN 14





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