Ghardaïa : accusé de «publication touchant à l’intérêt national» et d’«outrage à corps constitué», un mozabite risque 3 ans de prison ferme à cause d’une vidéo montrant des policiers algériens en flagrant délit de pillage

06/06/2014 - 12:54

GHARDAIA (SIWEL) — Youcef Ouled Dada a diffusé des vidéos « à charge » contre des polices algérienne pris en flagrant délit de « destruction de biens d’autrui » et de « pillage » pendant l’exercice de leur fonction. Au lieu de dénoncer, de juger et de condamner les « policiers-délinquants », l’Etat algérien, inculpe, juge et condamne le citoyen mozabite qui a rendu public ce haut fait de « sécurité nationale ».

Les berbères mozabites sont soumis depuis des mois à une incroyable guerre dont le fer de lance sont les arabes châambas qui agressent et assassinent les mozabites, qui pillent et incendient leurs biens sans être inquiétés, ni par les forces de sécurité, ni par la justice algériennes.

Au contraire, ces institutions d’Etat viennent en appuis à cette œuvre diabolique qui vise à anéantir une société millénaire ; et cela, sans qu’aucune institution internationale, dite de défense des droits de l’Homme, l’ONU en tête, n’émette la moindre objection, allant même jusqu'à "féliciter" le gouvernement algérien pour les "bonnes conditions" dans lesquelles s'est déroulée la mise en scène du "4è mandat de Bouteflika"...


En poursuivant  Youcef Ould Dada pour  « outrage à corps constitué », c’est à ce genre d’image où l’on voit Arabes Châambas et policiers algériens menant des raids contre les Berbères Mozabites, que l’Etat algérien souhaite mettre un (PH/DR)
En poursuivant Youcef Ould Dada pour « outrage à corps constitué », c’est à ce genre d’image où l’on voit Arabes Châambas et policiers algériens menant des raids contre les Berbères Mozabites, que l’Etat algérien souhaite mettre un (PH/DR)
La justice algérienne a donc requis 3 ans de prison ferme à l’encontre de Youcef Ould Dada, cet informaticien mozabite de 47 ans qui avait filmé et diffusé les scènes de délinquance et de pillage commis par 3 policiers algériens durant les évènements de Guerrara en novembre 2013. Pour rappel, ces évènements ont été les premières augures de la guerre qui allait être menée contre les berbères Mozabite et qui, à ce jour, continuent de se faire agresser, piller, massacrer par les Arabes châambas avec l’appui et la complicité des forces de sécurité algériennes. Et c’est justement ce qui est reproché à Youcef Ould Dada : la mise à nu de la complicité de l’Etat algérien à travers ses institutions, d’où les chefs d’inculpations de «publication de photos et vidéos touchant à l’intérêt national» et «outrage à corps constitué»….c’est à dire mise à nu de la police algérienne dans l’exercice de ses fonctions criminelles à l’encontre des mozabites !

Pendant que les forces de sécurités algériennes font bloc avec les Arabes Châambas dans l’agression des mozabites, commettant au passage quelques larcins ; pendant que les forces anti-émeute répriment les mozabites pour les obliger à subir sans pouvoir se défendre, la justice algérienne, de son côté, inculpe les victimes raflées par la police et les juge pour « attroupement armé » alors que ce sont les Châambas, munies de haches, de couteaux et de sabres, qui sillonnent les quartiers mozabites, assassinent, pillent, détruisent et incendient.

Youcef Ould Dada, l’auteur de la vidéo compromettante, est en prison depuis un mois et il n’est pas prêt d’en sortir, le procureur de la république ayant requis contre lui 3 ans de prison ferme. La justice algérienne ne juge pas ni les assassins, ni les délinquants, encore moins ceux de la police algérienne, en revanche, elle harcelle et écroue les mozabites qui diffuse des images ou vidéos compromettant les forces de l’ordre dans l’exercice de ses fonctions, désormais claires pour tout le monde.

Cette affaire aurait pu relever d’une affabulation des plus délirantes, si l’Algérie n’était pas ce qu’elle est ; c’est un dire un « Etat » criminel qui organise méthodiquement ses crimes en tous genres, au vu et au su de tous, avec le soutien international des grandes démocraties occidentales dont on nous vante le « noble combat » dans la défense des droits de l’Homme, de la liberté, de la justice et de la paix dans le monde…la réalité est, hélas, tout autre !

mel,
SIWEL 061254 JUIN 14




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