Ghardaïa : Le militant des droits de l'homme, Kamel Eddine Fekhar, condamné à un an de prison ferme

04/12/2013 - 16:10

GHARDAIA (SIWEL) — Hier 3 mars, le militant des droits de l’homme, Kamel Eddine Fekhar, et 15 de ses compagnons, tous mozabites, ont été inculpés par le tribunal de Ghardaïa pour « profanation de l’emblème national, dégradation de biens publics, attroupements sur la voie publique, outrage à une institution officielle (la police) et incitation à l’émeute » lors des évènements de la 46e édition de la Fête du tapis de Ghardaïa en mars dernier. Ces militants des droits de l'Homme sont victime de l’acharnement raciste du régime algérien qui ne leur pardonne pas d’avoir dévoilé les exactions racistes et coloniales que la police exerce à l’encontre des mozabites, notamment par la diffusion de vidéos incontestables et sans appel quant à la réalité des faits.


Le Dr. Kamel Eddine Fekhar qui se définit comme un militant des droits de l'homme issu de la minorité mozabite a été condamné hier à un an de prison ferme. Il avait dénoncé le grave comportement des policiers envres les mozabites et accusé l'Etat alégrien de pratiquer un ethnocide sur le peuple mozabite (PH/DR)
Le Dr. Kamel Eddine Fekhar qui se définit comme un militant des droits de l'homme issu de la minorité mozabite a été condamné hier à un an de prison ferme. Il avait dénoncé le grave comportement des policiers envres les mozabites et accusé l'Etat alégrien de pratiquer un ethnocide sur le peuple mozabite (PH/DR)
A la suite d’un simulacre de procès, Kamel Eddine Fekhar a été condamné à un an de prison ferme, 6 de ses compagnons ont écopés de 6 mois de prison ferme tandis que 8 autres ont été acquittés. Les 7 condamnés comptent faire appel car les accusations sur la base desquelles ont été prononcés les verdicts ne reposent sur aucune preuve.

Pour rappel, ces condamnations interviennent quelques jours après les graves événements de Guerrara et les accusations sans appel formulées par le Dr. Fekhar à l’encontre de la police algérienne dont il dénonce la pratique, en toute impunité, d’un racisme flagrant envers les mozabites, notamment en participant activement à des "raids ethniques" aux côtés de bandes organisés composées de jeunes chaâmbas.

Les événement sur lesquels reposent les inculpations dudocteur Kamel Eddine Fekhar et de ses 15 remontent à mars dernier investi où ces derniers avaient investi la tribune officielle de la 46e édition de la Fête du tapi à Ghardaia afin de dénoncer la « dilapidation des fonds publics » à travers l’organisation de cette Fête du tapis alors que la région sombre dans un marasme économique sans précédent et que la construction des logements, financée par les impôts locaux, initialement destinés aux sinistrés des inondations avaient bénéficié à des "nouveaux arrivants".

Suite à leur intrusion à la tribune officielle pour dénoncer tout cela, Kamel Eddine Fekhar et ses compagnons ont été violemment réprimés par la police qui a procédé à leur arrestation. Leur violente arrestation a été immédiatement suivie d’émeutes entre la police et les jeunes des vieux quartiers de Ghardaia, c'est à dire des jeunes mozabites.

Récusant tous les chefs d’inculpation retenus à son encontre et à l'encontre de ses camarades, le Dr Kamel Eddine Fekhara affirmé que « La justice algérienne n’a jamais été indépendante » et que « ce sont des ordres».
Le chef d’inculpation de « profanation de l’emblème national » totalement grotesque en la circonstance retient particulièrement l’attention quand on sait que la profanation des tombes mozabites sont pratiquées par les jeunes chaâmbas avec le concours de la police algérienne pour l’unique raison que les mozabites ont le double désavantage d’être amazighs et ibadites. une des vidéo postée par le Dr kamel Eddine Fekhar en apporte justement la démonstration…

maa,
SIWEL 041610 DEC 13




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