Ghardaïa : La visite de Sellal met le feu aux poudres

16/01/2014 - 23:08

GHARDAIA (SIWEL) — Quelques jours après l'échec de la visite du Premier ministre algérien à Ghardaia où il proposait la médiation de l’Etat pour, entre autre, passer l’éponge sur les graves évènements de Ghardaïa et redistribuer équitablement entre chaâmbas et mozabites les terres des mozabites, les affrontements ont repris entre les mozabites et les châambas, selon toujours le même scénario: arabes châambas et police algérienne contre mozabites.


les mozabites assiégés par les châambas et la police algérienne (PH/DR)
les mozabites assiégés par les châambas et la police algérienne (PH/DR)
La visite de Sellal à Ghardaïa, dont l'objectif était de mettre sur pied un comité de sages des deux communautés afin de « tourner la page » de la violence et « partager équitablement » les terres des mozabites, a mis le feu aux poudres à Ghardaia. Ainsi, les affrontements ont repris de plus belle entre les deux communautés, et ce dans des quartiers qui n'ont, jusque-là, jamais connu de troubles.

Cette fois, ce sont les quartiers à Mlikia et El Alia qui ont connu des troubles. Des affrontements entre des mozabites et des arabes ont éclaté ce début de soirée. Et comme d'habitude, et selon des témoins, la police algérienne a pris partie pour les agresseurs arabes en procédant à la répression des jeunes mozabites qui tentent de se défendre.

Comme il fallait s’y attendre, la médiation partisane du gouvernement algérien qui consiste à appuyer les agresseurs contre les victimes avec un racisme sous-jacent flagrant n’a fait que conforter les agresseurs dans leur bon droit : s’approprier par la violence un territoire que les mozabites ont mis des siècles à façonner


Les mozabites qui sont en position de défense vivent un véritable siège, tant de la part des tribus arabes Châambas qui servent de Cheval de Troie à la politique arabo-islamiste de l’Algérie, que de la part des forces de polices algérienne qui se comportent en police coloniale appuyant l’installation de ses colonies pour minorer la population autochtone, sommé de céder ses terres, de renoncer à sa culture et à son identité sous peine de vivre un cauchemar à huis-clos. Parce que, bien évidemment, nul besoin de préciser que toutes les démocraties occidentales n’ont rien vu. Dans ces conditions, il reste à savoir jusqu’où ira le régime algérien ? prépare-t-il un printemps noir pour les mozabites ?


dm/maa
SIWEL 16 2308 JAN 14





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