Françafrique : Sur le dos des touaregs, la France va signer un « accord de défense et de coopération militaire » avec le Mali

26/09/2013 - 19:23

BAMAKO SIWEL) — Pour donner un aspect de « légalité » à son redéploiement militaire au Mali et surtout dans l’Azawad, François Hollande et son ministre de la guerre, Jean-Yves Le Drian, ont décidé de signer un « accord de défense et de coopération militaire » avec Ibrahim Boubakar Keita, à la fois « favori » du Quai d’Orsay et du capitaine putschiste Sanogo, désormais promu « général ». La France va « assister » l’armée malienne sous couvert d’une « coopération de défense » et va tenter d’aider le Mali à régler définitivement le « problème touareg ». Après que l’honorable « Opération Serval » ait fait usage de ses chars, de ses matraques et de ses fusils contre les femmes et les enfants touaregs qui manifestaient à Kidal…on peut imaginer la nature de la coopération française


La Françafrique ce n'est pas fini! c'est même sous le gouvernement socialiste de François Hollande qu'elle est plus que jamais d'actualité. Comme dirait la citation bien française "les promesses n'engagent que ceux qui y croient" (PH/DR)
La Françafrique ce n'est pas fini! c'est même sous le gouvernement socialiste de François Hollande qu'elle est plus que jamais d'actualité. Comme dirait la citation bien française "les promesses n'engagent que ceux qui y croient" (PH/DR)
C’est le ministre malien « de la Défense et des Anciens combattants, » Soumeylou Boubèye Maïga, qui a annoncé lundi la signature de cet accord de défense et de coopération militaire entre les autorités maliennes et la France socialiste. Autrement dit, la Françafrique prend les commandes de l’armée malienne qui, à vrai dire, n’a jamais été une armée régulière mais bien une « bande armée » spécialisée dans les exécutions sommaires, les viols et les actes de torture contre les populations nomades du Nord et plus particulièrement contre les touaregs ; tout comme il n’y a jamais eu « d’Anciens combattants » au Mali, sauf à considérer que le massacre de populations civiles confère le statut d’anciens combattant.

Jean-Yves le Drian, ministre de la guerre de François Hollande, va « former » un troisième bataillon de soldats maliens après avoir formé les bataillons de "Waraba" et "Elou" précise le ministre de la défense malienne. Pour rappel, la lutte contre l’Aqmi, le Mujao et Ansar Dine ont été menées essentiellement par les tchadiens et le MNLA, le tout sous commandement de l’opération française Serval. Les soldats maliens n’ont participé à aucune opération de lutte contre les terroristes. Leur participation s’est résumé à une série d’exactions militaires contre les civils de l’Azawad. Celle-ci continue de se poursuivre en présence de Serval et de l’ONU. Ces derniers ont même poussé au delà de tout entendement leur cynisme en publiant un communiqué faisant état d’une » prise à partie » d’une délégation malienne de haut niveau par des manifestants à Kidal…

Pour rappel, il est de notoriété publique que le Mali ne dispose ni d’une armée structurée, ni d’institutions ni d’hommes d’Etat sur lesquels la Françafrique pourrait s’appuyer efficacement pour préserver ses intérêts économiques ; d’où son intervention directe dans l’Azawad et le redéploiement de ses soldats sous l’opération Serval. Les velléités d’indépendance du MNLA gène ses intérêts en matière de ressources énergétique d’où la nécessité absolue pour la France de le réduire à néant. Elle s’y applique d’ailleurs méticuleusement.

Ces accords de défense et de coopération militaires permettront ainsi de couvrir légalement la Françafrique en donnant l’illusion d’une pseudo souveraineté malienne dont personne n’est dupe; mais tout est dans la forme et non dans le fond.

La lutte contre le terrorisme et les menaces djihadistes ne trompent plus personnes non plus, surtout depuis qu’il ne fait plus aucun doute que la fameuse « rébellion syrienne » n’est rien de moins qu’une rébellion djihadiste, directement affiliée à l’organisation terroriste Al Qaida, mais qui bénéficie tout de même de l’appui de François Hollande, en vertu ses amitiés avec le Qatar et l’Arabie saoudite, dont personne n’ignore, non plus, qu’ils sont les généreux sponsors des diverses mouvances islamo-terroristes. La France socialiste a déjà fournit des armes aux rebelles syriens, autrement dit aux djihadistes, et s’apprête à renouveler son « aide logistique » à la rébellion syrienne malgré l’évidence de ses liens avec Al qaida, des liens qu’ils revendiquent d’ailleurs publiquement. En revanche, pas question d’aider les Kurdes ! François Hollande a dit : "Nous allons aider la la rébellion syrienne à l’exception du Nord de la Syrie ", c'est-à-dire, des kurdes, seuls à se battre contre les djihadistes et le régime Assad et seuls également à lutter pour la démocratie, la laïcité et les droits de l’homme

Au Mali, c’est sans aucun doute possible que François Hollande et son ministre de la guerre, Jean-Yves Le Drian, sont en passe de signer un « accord de coopération militaire » dans le but de « mater les touaregs » et rien d’autre, comme l’ont dernièrement prouvé les soldats de l’opération Serval qui ont réprimé avec leurs chars, leurs matraques et leurs fusils, la manifestation des femmes et des enfants touaregs qui protestaient contre la venue de 3 ministres maliens à Kidal alors que les exactions de l’armée malienne sur les civils touaregs se poursuivent sous les yeux de Serval et de l’ONU, sans que personne n’y trouve rien à redire…

zp,
SIWEL 261923 SEP 13




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