Ferhat Mehenni déplore l'embargo de la presse française et algérienne sur les actions du MAK et du GPK

06/05/2011 - 15:26

PARIS (SIWEL) — De retour de son voyage aux Etats Unis, le président de l'Anavad Ferhat Mehenni a exprimé son regret par rapport au silence et au déni de la presse algérienne et de la presse internationale notamment française face à la revendication du MAK (Mouvement pour l'autonomie de la Kabylie). Il s'est exprimé sur différents points tels que le référendum d'autodétermination et la révision de la Constitution annoncée par le président algérien Abdelaziz Bouteflika.


Ferhat Mehenni, Président de l'Anavad (PHOTO: SIWEL)
Ferhat Mehenni, Président de l'Anavad (PHOTO: SIWEL)
M. Mehenni a déploré « l'attitude de la presse algérienne et la minimisation des marches du 20 avril qui avaient mobilisé dans les trois villes de Tizi Ouzou, Vgayet et Tuviret, pas moins de 80.000 marcheurs ». De même que le responsable kabyle s'est étonné du silence de la presse française.

Il rappelle que la question kabyle a su retenir l'attention des dirigeants et élus américains. « Nous avons été reçus par le Département d' Etat et par des personnalités de très haut rang qui se sont montrées très sensibles à notre démarche et à la question kabyle ». Le président de l'Anavad souhaiterait que la France accorde une attention particulière à la situation en Kabylie afin d'y préserver ses intérêts et les liens historiques qui lient l'Algérie et la France. Faisant référence à sa visite aux Etats Unis, il précise: « la visite que nous avons effectuée aura des répercussions, des prolongements, il y aura une coopération plus soutenue à l'avenir ».

Dans les conflits qui opposent les dictatures et combattants de la démocratie en Afrique du Nord et au Moyen Orient, il condamne toutes formes de dictature et d'oppression et prend position en faveur de tous les peuples en quête de démocratie. Il déclare que 10 ans après les massacres du Printemps noir, les dirigeants algériens devront répondre au devant de la CPI ( Cour Pénale Internationale). Il déclare « nous resterons dans le sillage du Professeur Mohand Issad pour réclamer que justice soit faite pour les Kabyles assassinés en 2001. »


A propos du référendum d'autodétermination, il déclare que celui ci est un droit reconnu par les instances internationales et que ce droit est applicable dès lors qu'une oppression est mise en exergue.«  Nous souhaiterions que l'ensemble de la communauté internationale nous accompagne et vérifie l'efficience et la force de la revendication kabyle sa volonté à avoir une souveraineté ». Si ce droit ne devait pas être reconnu par l'Etat algérien, « nous irons nous mêmes organiser ce referendum  », a t-il déclaré.

A propos des intentions du gouvernement algérien de réviser la Constitution, M. Mehenni déclare que «  la Kabylie n'est aucunement concernée car à aucun moment il est fait mention du droit d'existence du peuple Kabyle et que par conséquent, la Kabylie élaborera sa propre constitution. »

Il félicite enfin la création de la Coordination nationale de soutien au gouvernement provisoire kabyle. « Je tiens à saluer tous ses membres et à appeler tous les villages, tous les quartiers à constituer leur comité pour aller tous ensemble main dans la main arracher ce droit qui nous est refusé, celui d'exister en tant que peuple en Algérie. »


btj
SIWEL 061526 MAI 11




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