Ferhat Mehenni appelle Bouteflika à démissionner

15/01/2011 - 14:53

PARIS (SIWEL) - Le président du Gouvernement Provisoire Kabyle (l’Anavad), Ferhat Mehenni, a appelé samedi le président algérien Abdelaziz Bouteflika à démissionner.


M. Ferhat Mehenni, Président du Gouvernement provisoire kabyle (Photo Rezki.net)
M. Ferhat Mehenni, Président du Gouvernement provisoire kabyle (Photo Rezki.net)
M. Mehenni qui a appelé à un rassemblement aujourd'hui samedi au niveau de l'ambassade d'Algérie à Paris a précisé que "malgré une semaine de violences populaires qui ont touché l’ensemble du pays et occasionné de nombreux morts et blessés, l’homologue de Benali (Bouteflika Ndlr) n’a même pas daigné s’adresser aux Algériens".

Il prédit au prédisent algérien le même sort que celui qu'a connu Zine El-Abidine Ben Ali. "Bouteflika, s’il n’est pas déjà mort, connaîtra bientôt le même sort", a-t-il dit en substance. Pour M. Mehenni qui préside un gouvernement provisoire kabyle en exil depuis le 1er juin 2010, la Kabylie qui, pour la 10ème fois, va commémorer dans la douleur ses 127 morts du « Printemps Noir » 2001, "ne renoncera pas à le chasser du pouvoir et à lui faire payer les crimes dont il a la responsabilité, à la tête du régime".
"Aujourd’hui, s’il lui reste un minimum de dignité, il doit démissionner.", dit-il encore.

Dans sa déclaration, Ferhat Mehenni n'a pas omis de comparer la situation de la Tunisie à celle qu'a vécue la Kabylie durant le printemps noir 2001-2004, en faisant remarquer que pour 66 morts, Benali est tombé alors que Bouteflika, après 127 morts en Kabylie "a eu le culot de se représenter à deux reprises devant nous pour obtenir nos suffrages", rajoutant que Bouteflika "continue de narguer les Kabyles, qu’il traite à ce jour en étrangers."

Par ailleurs, M. Mehenni a souligné que la communauté internationale sera "bientôt" amenée à reconnaître le Gouvernement Provisoire Kabyle pour, poursuit-il, "franchir cette ultime étape de notre combat".
Il a demandé une enquête internationale "sur les crimes du régime comme l’assassinat de plusieurs opposants kabyles dont Krim Belkacem, Mouloud Mammeri, Tahar Djaout, Matoub Lounes, l’assassinat des 127 victimes du Printemps Noir de 2001 et celles d’aujourd’hui".





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