Ferhat Mehenni : « Le MAK représente le plus grand danger pour le régime assassin »

11/12/2011 - 02:01

TIZI-OUZOU (SIWEL) — Le président du Gouvernement provisoire kabylie, Ferhat Mehenni, a affirmé que « le MAK est la première force politique en Kabyle et représente le plus grand danger au régime algérien ».


Ferhat Mehenni avec Lyazid Abid au Bundestag
Ferhat Mehenni avec Lyazid Abid au Bundestag
« Le MAK (Mouvement pour l'autonomie de la Kabylie Ndlr) est devenu la première force politique en Kabylie. Les rendez-vous du 20 avril depuis 2008 ont été les occasions où cela s'est vérifié. Notre collectif militant est plus expérimenté et plus engagé que jamais. Ce n'est pas un hasard si le premier ministre (Ahmed Ouyahia Ndlr) s'en prend à nous et loue les islamistes », a déclaré M. Mehenni dans une lettre adressée au 2e congrès du MAK qui s'est tenu le 9 et 10 décembre à Bouzeguene.

Selon lui, « le MAK est la seule force politique du pays à refuser la compromission avec le régime en place et à représenter, par [notre] crédibilité, le plus grand danger pour ce pouvoir assassin ]g.

Il a indiqué que la Kabylie ne peut attendre son salut ni de l'Algérie ni de l'extérieur. « Le peuple kabyle ne doit compter que sur lui-même. Sur ce fait, nous sommes largement enseignés autant par notre expérience de la guerre d'indépendance que par la récente révolution libyenne durant laquelle les Amazighs ont fait le gros du travail pour se voir totalement exclus du nouveau gouvernement. » a-t-il dit.

Abordant le changement de cap qui s'opérera au sein du MAK en optant pour la revendication d'autodétermination que celle de l'autonomie, Ferhat Mehenni a indiqué que « le pouvoir algérien sait que sans une intervention internationale et tant que l'action est pacifique, tout mouvement le contestant est voué sinon au pourrissement interne et à sa disparition comme les Archs ou jusqu'à son épuisement comme le MCB ».

Aussi, a-t-il ajouté, la communauté internationale ne comprend pas et ne se mobilise pas pour une revendication d'autonomie régionale. « Cela relève des affaires internes d'un pays. »

Pour M. Mehenni, « il n'existe qu'une seule solution pour s'en sortir. L'expression consacrée auprès de toutes les instances internationales est celle de l'autodétermination des peuples. »

« En faisant de la revendication d'autodétermination du peuple kabyle notre nouveau credo, nous nous mettons à l'abri de surenchères politiciennes qui viendraient nous mettre en difficulté et nous augmentons la pression sur le pouvoir algérien.  »
« La menace, a-t-il dit, sera d'autant plus sérieuse pour lui, que le GPK, qui aura enfin les coudées franches auprès des instances internationales, pourra mobiliser l'opinion occidentale en faveur de notre cause légitime.  »

uz
SIWEL 11 0210 DEC 11




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