Enseignement de la langue arabe au détriment du kabyle en France : Le Gouvernement kabyle saisit le Gouvernement français

01/09/2016 - 00:58

PARIS (SIWEL) — La ministre de la Langue et de la Culture kabyles au sein du Gouvernement provisoire kabyle en exil,
Masa Sakina Ait Ahmed, interpelle le Gouvernement français, dans un communiqué parvenu jeudi à SIWEL, sur la question de l'enseignement de la langue arabe dispensé dès le cycle primaire et dont feraient les frais les enfants Kabyles dont la langue maternelle est le kabyle, en l'exhortant à "ne pas plier devant les pressions des arabo-islamistes soutenus et financés par les dictatures religieuses du Moyen Orient".


A L'aune de cette rentrée scolaire, je commence par souhaiter une excellente rentrée aux élèves et aux enseignants qu'ils soient kabyles originaires du pays kabyle ou d'ailleurs.

L'enseignement de l'arabe n'étant pas obligatoire, j'invite les parents kabyles à mesurer les effets néfastes sur leurs enfants auxquels on va substituer à leur véritable langue maternelle, une langue étrangère, l'arabe qu'on fera passer pour leur langue maternelle. Donc à RESISTER et à ne pas inscrire leurs jeunes enfants en cours d'arabe et à revendiquer l'enseignement de leur véritable langue maternelle TAQVAYLIT (la langue kabyle, ndlr).

J'ai déjà exprimé mon opposition à ce projet pour des raisons bien claires et légitimes. Déjà lors de la mise en oeuvre de L'Elco à l'issue de l'accord franco-algérien de 1981, alors que plus de deux millions de kabyles vivent en France, seul l'arabe était enseigné en complément des programmes communs, par des professeurs envoyés et rémunérés par le pays d'origine, l'Algérie

Aujourd'hui, Madame Vallaud-Belkacem a pour projet de redonner un nouveau souffle à l'enseignement de l'arabe par l'intégration des enseignants d'arabe dans le cursus de l'éducation national, ce qui aura pour effet d'amplifier l'arabisation des enfants kabyles (…)

Par ailleurs, il y a lieu de s'interroger : De quel registre linguistique s'agit-il ? De l'arabe littéral du moyen orient inconnu en Afrique du nord, donc l'enseignement d'une langue squelettique sans aucun soubassement culturel : contes, proverbes, énigmes, mythes (...) et de la culture religieuse rétrograde et discriminatoire l'égard des femmes des pays du Moyen Orient ?

Madame Vallaud Belkacem a déclaré qu'elle était fière de promouvoir l'enseignement de l'arabe. En tant que Kabyles et en tant qu'amaziɣ d'Afrique du nord, nous sommes très FIERS de notre langue et de notre culture millénaires, léguées par nos ancêtres, Massinissa, Jugurtha , Dihya, Aksil (…) Nous tenons à promouvoir pour l'éternité notre littérature d'une richesse incomparable, qui fait l'objet d'une production livresque faramineuse ; des études en linguistique, tant sur le système de transcription que les ouvrages de grammaire de grande qualité, en application des descriptions et des théories de la linguistique moderne.

Nous exhortons le Gouvernement français à ne pas plier devant les pressions et les exigences des assassins, des égorgeurs et des poseurs de bombes des islamistes soutenus et financés par les dictatures religieuses du Moyen Orient.

Madame Sakina AIT AHMED
Ministre de la Langue et de la Culture kabyles
Gouvernement provisoire kabyle en exil

SIWEL 010058 SEP 16



Kabylie | Afrique du nord | Politique | International | Sport | Culture | Economie / Finances | Sciences Tech



Recherche