Depuis le 22 avril, les élèves du lycée Chahid Ouddak Arav de Chemini en grève

10/05/2013 - 22:47

CHEMINI (SIWEL) — Dans une requête qu’ils ont adressée au directeur de l’éducation de Vgayet, ils dénoncent la mauvaise gestion de l’administration du lycée qu’ils accusent d’injustice et d’impunité à l’égard de ceux qui transgressent les règles et les lois.


Les élèves du lycée Chahid Ouddak Arav, à Chemini de la wilaya de Vgayet, ont entamé une grève illimitée le 22 avril dernier. Suite à ce mouvement de grève, ils ont boycotté le BAC blanc.

Dans une requête qu’ils ont adressée au directeur de l’éducation de Vgayet, ils dénoncent la mauvaise gestion de l’administration du lycée qu’ils accusent d’injustice et d’impunité à l’égard de ceux qui transgressent les règles et les lois.

Pour exemple, une élève coupable de fuite de sujets a bénéficié de la clémence de l’administration. En effet, malgré la gravité de son acte, elle n’a écopé que d’une mise à pied de trois jours. Tout cela parce qu’elle n’est autre que la fille de la gestionnaire du lycée de Chemini. Les élèves se demandent alors comment cette dernière a pu accéder au bureau de sa maman sans sa complicité.

Le deuxième fait grave dénoncé est la consommation de boissons alcoolisées à l’intérieur du lycée par sept élèves qui n’ont rien à voir avec les études. "Cette situation risque de s’aggraver et donne une porte ouverte à tous les fléaux sociaux" ajoutent les élèves dans leur requête. Ces dérives qui se multiplient, sont dues, selon les auteurs de la requête "au laxisme de l’administration qui a condamné quatre coupables à 8 jours de mise à pied. Alors, les trois autres ont été épargnés afin d’éviter d’impliquer le fils du surveillant général du lycée".

Les élèves du lycée de Chahid OUDDAK Arav de Chemini, considèrent que la politique de deux poids et deux mesures de l’administration et de la commission de discipline "encouragent et incitent les lycéens à la débauche, à la délinquance".

Les grévistes interpellent les citoyens et leurs consciences afin de mettre un terme à ce crime perpétré par l’administration de leur lycée contre des jeunes lycéens qui risquent de gâcher leur avenir à cause de sa gestion honteuse et catastrophique.

Les élèves grévistes demandent au directeur de l’éducation de prendre des mesures qui s’imposent contre :

- la gestionnaire du lycée impliquée dans la fuite des sujets.
- les surveillants qui ferment les yeux, surtout quand leurs propres enfants sont impliqués,
- et pour finir la dissolution de la commission de discipline qui a failli à son devoir.



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