Délocalisée lors du Printemps noir : la Gendarmerie tente de se redéployer en Kabylie

23/06/2012 - 14:41

TIZI-OUZOU (SIWEL) — plusieurs brigades de gendarmerie vont être installées incessamment en Kabylie, après être délocalisées depuis les événements meurtriers du Printemps noir.


Siège de la gendarmerie de Azazga, détruite par des manifestants en 2001. PH/DR
Siège de la gendarmerie de Azazga, détruite par des manifestants en 2001. PH/DR
« Plusieurs brigades de gendarmerie vont être rouvertes dans la wilaya de Tizi-Ouzou ». c’est ce qu’a déclaré le commandant de ce corps militaire à Tizi-Ouzou.

Selon ce responsable d’un corps de répression honni dans la région, à cause de son implication dans assassinat de 126 jeunes kabyles en 2001, et le comportement répressif de ces éléments, « la wilaya de Tizi-Ouzou est l’une des région les plus touchées par l’insécurité ». De ce fait, « le retour de la gendarmerie est nécessaire ». Ainsi, 12 nouvelles brigades seront installées dans la région.

A rappeler qu’aucun élément de ce corps de répression n’ait jugé pour les crimes commis en Kabylie.

Des observateurs soulignent que « l’insécurité qui touche la région de Kabylie est provoquée, justement, par des éléments de ce corps », afin, « de rendre son retour nécessaire ».
Les familles de victimes de la répression du Printemps noir et le Mouvement pour l’autonomie de la Kabylie, MAK, exigent toujours « le jugement des assassins des jeunes kabyles en 2001 ». Et mettent en garde contre le comportement méprisant et hautain de ce corps, car, pour les kabyles, «ce corps militaire agit en colonisateur dans la région ».

aai
SIWEL 23 1441 JUIN12




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