Conseil Universitaire du MAK deTizi-Ouzou "salue le courage et la maturité politique des militants kabyles"

13/01/2016 - 13:40

TIZI-OUZOU (SIWEL) — Dans une déclaration parvenue à notre rédaction le Conseil Universitaire du MAK à Tizi-Ouzou a tenu à saluer "le courage et la maturité politique des militants du MAK", de même qu'il estime que la langue kabyle "a besoin d’un état kabyle, de son armée et de sa police", elle a besoin d'un "état qui mettra tous les moyens nécessaires pour son épanouissement et pour sa modernisation et qui décidera de son écriture, du contenu et des valeurs qu’elle véhiculera".

Nous publions ci-après l'intégralité de la déclaration


Conseil Universitaire du MAK deTizi-Ouzou "salue le courage et la maturité politique des militants kabyles"
AFRANIMAN I TMURT N YIQVAYLIYEN
MOUVEMENT POUR AUTODÉTERMINATION DE LA KABYLIE
Conseil Universitaire du MAK - Tizi-Ouzou


Déclaration

Yennayer, le nouvel an amazigh qui coïncide avec le 12 janvier, est une référence historique et culturelle, fêtée par l’ensemble des peuples Amazighs dans la joie, la fraternité et la dignité.

Le conseil universitaire du MAK – Tizi-Ouzou, tient à saluer le courage et la maturité politique des militants kabyles qui ont réussis à faire avancer le combat identitaire durant toutes ces années en hissant notre drapeau Kabyle dans tous les coins du monde. Une année qui s’est achevée avec beaucoup de succès en Kabylie et sur le plan international.

La Kabylie ne revendique plus l’officialisation de Tamazight, qui est le cheval de bataille de plusieurs générations de kabyles, par un pouvoir qui a assassiné 128 jeunes kabyles en 2001, qui a mis plusieurs kabyles en prison pour avoir oser la revendication de notre identité. Pendant ce temps, la nouvelle constitution a prévu le renforcement de l’arabisation des institutions et des universités, à travers la généralisation de la langue arabe aux domaines techniques et scientifiques, et proposer Tamazight à l’école en 4ème langue, facultative et/ou sans coefficient.

Une constitution qui ne reconnait pas le peuple kabyle et qui consacre dans son préambule l’Algérie comme « pays arabe », et pour garantir l’étouffement de Tamazight, les Bouteflika veilleront sur elle en créant une académie algérienne de la langue Amazighe.

Notre langue a besoin d’un état kabyle, de son armée et de sa police. Un état qui mettra tous les moyens nécessaires pour son épanouissement et pour sa modernisation et qui décidera de son écriture, du contenu et des valeurs qu’elle véhiculera.

Cette Algérie ne cesse de noircir le quotidien des kabyles par la répression, la bureaucratie, les kidnappings, le sabotage et l’embargo économique. Elle ne cesse de salir la mémoire de nos martyrs et le dernier c’était Ait Ahmed.

Aujourd’hui, la Kabylie, si elle doit souffrir encore et verser le sang de ses enfants, au moins que cela soit pour sa propre cause et son avenir en tant que nation, et non pas pour une utopique démocratisation de ce pays dont les habitants en dehors de la Kabylie non que faire et qui sont prêt à cautionner le dernier des tenants de l’arabo-islamisme.

Aujourd’hui, nous appelons tous les Kabyles à rejoindre les rangs du mouvement libérateur de la Kabylie, pour construire notre propre Etat qui mettra une constitution kabyle où la langue, la culture et l’identité kabyles seront prescrites.

Le 12 janvier 2016,

Slimane KADI, président
Le Conseil Universitaire du MAK – Tizi-ouzou


SIWEL 131340 JAN 16



Conseil Universitaire du MAK deTizi-Ouzou "salue le courage et la maturité politique des militants kabyles"






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