Conflit malien : Ansar Dine exige l’application de la charia (loi islamique)

20/06/2012 - 13:34

OUAGADOUGOU (SIWEL) — La délégation du mouvement terroriste islamistes, Ansar Dine, qui négocie avec le président burkinabais, Blaise Compaoré a réitéré son intention « d’instaurer la charia au Mali ».


Des militants d'Ansar Eddine. PH/DR
Des militants d'Ansar Eddine. PH/DR
Le groupe islamiste armé Ansar Dine dont une délégation négocie à Ouagadougou avec le président burkinabé Blaise Compaoré, a réitéré sa principale revendication, à savoir « l'application de la charia au Mali », a rapporté la presse internationale ce matin.

Selon un membre de la délégation, Ansar Dine « a remis une lettre de Iyad Ag Ghaly (leader d'Ansar Dine) au médiateur Blaise Compaoré ».

Dans cette missive, la délégation affirme son intention d’appliquer la charia au Mali « la loi islamique »
Contrairement au Mouvement national de libération de l'Azawad (MNLA)Ansare Eddine se disent, « contre l'indépendance » des territoires qu’ils occupent.

Des négociations entre le MNLA, mouvement laïc, et Ansar Dine, ont jusqu'à maintenant échoué.
La médiation buirkinabé « veut arranger les choses entre nous et le MNLA qui a une délégation à Ouagadougou », selon la même source. « Nous n'avons pas de problème avec le MNLA, s'il veut venir avec nous, il n'y pas de problème, mais c'est la charia », a-t-elle insisté.

Elle a affirmé que les « discussions se poursuivent » à Gao (nord du Mali) entre son mouvement et la rébellion touareg en vue de parvenir à un accord.

Parallèlement aux pourparlers qui ont débuté lundi à Ouagadougou, une autre délégation d'Ansar Dine se trouvait « actuellement en Algérie » pour des discussions avec le pouvoir, selon la même source.

« Pour avoir la paix, il faut aller partout. Nous pensons même qu'on va aller aussi en Mauritanie, et même au Qatar si c'est nécessaire », a-t-elle ajouté.

Sur ce point, cette déclaration trahit et le pouvoir algérien et Ansare Eddine, lesquels jouent la carte du terrorisme dans la région afin de saborder l’élan de l’Etat amazigh laïc d’azawad.

Une possible intervention de troupes de la Communauté économique des Etat d'Afrique de l'Ouest (Cédéao) soutenue par la France à l'ONU au Mali, n’est pas à écarter.

aai/wbw
SIWEL 191332 JUIN12




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