Conférence de presse de Takfarinas à Tizi-Ouzou : les journalistes ont menacé de se retirer

10/08/2012 - 20:19

TIZI-OUZOU (SIWEL) — La conférence de presse à laquelle ont été conviés les correspondants de la presse algérienne, avant le gala de Takfarinas à la Ville des genêts, a failli être tout simplement annulée. Les journalistes ont menacé de se retirer, en dénonçant le comportement du directeur de la culture de Tizi-Ouzou, El Hadi Ould Ali, qui a tenté de censurer les journalistes.


Takfarinas recevant un trophée de la main de Khalida Toumi. PH/DR
Takfarinas recevant un trophée de la main de Khalida Toumi. PH/DR
Le directeur de la culture, El Hadi Ould Ali, assis à côté du conférencier, avait tenté à deux reprises d’empêcher un journaliste de poser des questions qualifiées de « délicates » et qui étaient toutes faites pour mettre mal à l’aise le chanteur et ses accompagnateurs dont le Directeur la culture de la wilaya de Tizi Ouzou.

La perche tendue à Takfarinas par Oul d Ali El Hadi n’a pas eu le résultat escompté.

Ce comportement n’était pas du goût de nos confrères qui ont refusé de se « laisser faire ».
La couleur de ce qu'allait être cette conférence de presse de Takfarinas qui, faut-il le rappeler, avait maintenu le suspense pendant des jours avant de confirmer sa participation aux soirées artistiques organisées par la direction de la culture de la wilaya, a d’emblée était donné par un journaliste d’un quotidien francophone qui avait demandé à Takfarinas pourquoi « il n’avait pas composé une chanson en faveur de la participation des Algériens aux des dernières législatives, puisqu’il avait appelé à voter massivement le 10 mai dernier ».

Question « gênante », elle « indispose », met les uns et les autres en mauvaise posture. C’est à ce moment précis que El Hadi Ould Ali a tenté de couper la parole au journaliste. Mais c’était sans compter sur la détermination d’un autre confrère, en l’occurrence l’écrivain-journaliste A. M, à revendiquer le droit de poser toutes les questions et d’exiger de laisser les journalistes poser librement leurs questions au conférencier sous menace de leur retrait de la conférence. Un vrai « bémol » pour le début de cette conférence qui n’a finalement rien apporté et qui a accouché d’une souris.

C’est Takfarians en personne qui avait pris le soin de calmer les esprits. A cette question justement, Takfarinas a tenté de répondre en nuançant ses propos : « Partout dans le monde, des stars appellent à voter lors des élections pour telle ou telle personne, moi je n’ai soutenu aucun parti, j’ai juste appelé les Algériens à voter.

En plus le boycott des élections n’a apporté rien à la Kabylie. C’était un avis personnel », tente-t-il de convaincre désespérément, lui qui n’a pas chanté en Kabylie depuis 1991. Plus loin, l’orateur a glissé une phrase qui se veut une sorte d’un mea culpa : « tout le monde peut se tromper. On doit savoir pardonner entre nous. Si moi je suis mauvais, l’autre chanteur aussi, où est la bonne personne dans ce pays alors ? », se demande Takfarinas d’une manière qui frise la fuite des questions qui « fâchent ».

Ce dernier, par ailleurs, avait tenté d’éluder une autre question portant sur la revendication de l’autonomie de la Kabylie. Il a fait semblant dans les premiers temps d’ignorer cette question. « Je vous ai posé la question Takfarinas sur votre avis sur l’autonomie de la région de la Kabylie », insiste notre confrère du journal Algérie News.

« Je ne vis pas en Kabylie, donc je ne peux pas me prononcer sur cette question. Tout ce que je veux est que des évènements fâcheux ou sanglants ne se reproduisent plus dans notre chère région », rétorque Takfarinas, en manque d’arguments. Cette conférence n’a sans doute pas été comme il l’a voulue.

Ni/aai/maks
Siwel/tamurt 102019août12




Kabylie | Afrique du nord | Politique | International | Sport | Culture | Economie / Finances | Sciences Tech



Recherche