Comme un voleur, le KDS Abdelmalek Sellal, entre par « effraction » à Tizi-Ouzou

07/04/2014 - 18:45

TIZI-OUZOU (SIWEL) — C’est par effraction, comme un vulgaire voleur, que le KDS (Kabyle de service), Abdelmalek Sellal, est entré à Tizi-Ouzou et faire sa campagne, sous haute protection policière, pour son fantomatique candidat Abdelaziz Bouteflika. Pour éviter toute mauvaise surprise, très tôt le matin tous les alentours de la maison de la Culture Mouloud Mammeri étaient quadrillés et le bachagha Ould Ali Lhadi avait déjà préparé le terrain afin d’éviter à son «collègue KDS» une nouvelle humiliation à Tizi-Ouzou après celle de Vgayet. Le plus grave n’est pas que la secte des assassins soit servis par des KDS de professions ou que leur public soit trié parmi la racaille tizi-ouzienne mais que des slogans tels que «Nous sommes la Grande Kabylie et pas la petite» aient été vociférés sous le nez des kabyles pour semer la haine et la discorde entre le Djurdjura et la Soumam.


Contraste entre la rue kabyle et l'intérieur de la maison de la culture où les KDS se donnent en spectacle face à une assistance triée sur le volet (PH/DR)
Contraste entre la rue kabyle et l'intérieur de la maison de la culture où les KDS se donnent en spectacle face à une assistance triée sur le volet (PH/DR)
Hier , avant la venue du KDS, Abdelmalek Sellal, Tizi-Ouzou était littéralement assiégée. Les forces de répressions algériennes ont « sécurisé » toutes les issues susceptibles de donner accès au meeting de Sellal.

Les posters et fanions à l’effigie de Bouteflika ont été accrochés en cachette, dans la nuit, et les « invités », triés parmi la crème de la racaille tizi-ouzienne sont partis en famille assister au cortège funèbre de la présidentielle algérienne. Le troupeau familial devait se présenter au grand complet avec femmes, enfants, sœurs, frères, mères, pères, grand-mère et grands-pères.

Tous ces braves gens, une fois réunis à la maison de la culture de Tizi-Ouzou transformée pour l’occasion en écurie, ont été décorés comme des arbres de noël. Tous drapés dans des drapeaux algériens, portant casquettes et tee-shirts à la gloire de Bouteflika, criaient fièrement «Nous sommes la Grande Kabylie et pas la petite !», comme au temps de gloire de « l’Algérie française » et de sa cohorte de harkis !

Reprenant à son compte la politique du régime colonial français qui a inventé ces appellations de «grande Kabylie» et «petite Kabylie» pour diviser le peuple kabyle et affaiblir sa capacité de résistance contre la colonisation française, le bachagha Ould Ali Lhadi, réédite cette minable tentative de division du peuple kabyle mais cette fois pour le compte du colonialisme arabo-islamique, ignorant que par ces actes de haute trahison, il ne fait que réaliser les sombres prévisions de sa pauvre mère qui disait de lui « ce garçon finira mal ».

Non satisfait d’avoir pris en otage « La maison de la culture de Tizi Ouzou » depuis son ralliement au camp des assassins et sa prise de fonction déshonorante de grand bachagha de Tizi-Ouzou, Oud Ali Lhadi se surpasse dans les actes de trahisons et va jusqu’à insulter publiquement une partie de la Kabylie, à savoir la Kabylie de la Soummam. Ce que le bachagha Ould Ali Lhadi semble oublier, c’est que, malgré la puissance de sa force politique et militaire, la France coloniale a été mise dehors et ses collabos n’ont eu pour seule reconnaissance que l’infâme titre de harkis.

Mais la jeunesse kabyle de Tizi-Ouzou, à l’instar de celle de Vgayet, était bien décidée à ne pas se laisser trainer dans la boue. Nullement intimidés par une atmosphère sécuritaire digne de la «pacification française», la jeunesse kabyle du Djurdjura a bravé les colossales forces de répressions mobilisées pour l’évènement et même s’ils n’ont pas réussi à empêcher le meeting de cette nouvelle classe de kabyle de service, ils ont quand même sauvé l’honneur du Djurdjura.

Plus d’une centaine d’arrestation a eu lieu dans la matinée parmi les rangs des étudiants de Tizi-Ouzou dont plusieurs étaient des militants du MAK. Malgré les arrestations et le dispositif sécuritaire, la jeunesse kabyle revient à la charge pour dénoncer la présence du « KDS Sellal » à Tizi Ouzou. Les jeunes réussissent à occuper la rue juste devant la maison de la culture, puis d’autres étudiants arrivent en renfort. On entend les slogans fuser : « Ulac Lvot Ulac », « Boutef dégage », « DRS dégage », « pas d’élections en Kabylie » les militants et étudiants du MAK répétaient sans cesse : «Non au système colonial, Kabylie autonome, Kabylie indépendante »…

Pendant ce temps, à l’intérieur du bunker de la maison de la culture de Tizi-Ouzou, c’est sous les ovations nourries des vétérans du « club des moudjahidine », des militants du FLN et des membres de l'UGTA, que Sellal a fait une entrée « floklorique » sur la scène avec trompette et tambour. Le frère de Abane Ramdane est exhibé sur scène, aux côté de Sellal, pour appuyer la candidature de Bouteflika ! … Quel triste sort que celui de porter en triomphe les assassins de son propre frère.

Puis Sellal aura le culot d'évoquer le passé militant et engagé de la Kabylie ainsi que ses nombreux martyrs et c’est sans gêne aucune qu’il évoque les noms de ceux que son clan a fait assassiner : Amirouche, Abane, Krim, sans oublier Tahar Djaout dont ils ont amnistiés les assassins et Matoub Lounès qu’ils ont fait assassiner juste avant de rallier à leur camps la nouvelle troupe de kabyles de services qui on gravité autours de lui au RCD tels que Ould Ali Lhadi, Khalida Toumi et Amara Benyounes. Incontestablement, l'assassinat de Matoub Lounès leur a évité quelques pamphlet bien acérés, à eux, comme à bien d'autres ...

De son côté le bachagha Ould Ali Lhadi, n’ayant ni honneur, ni dignité, a même osé aller jusqu’à demander une minute de silence à la mémoire des « martyrs » tout en glorifiant «le bilan et les perspectives» du candidat Bouteflika ; lequel bilan compte les 128 jeunes kabyles assassinés au cours du Printemps Noir et l’amnistie des terroristes. Et parmi les perspectives de Bouteflika, on peut citer l’exploitation de gaz de schistes en Kabylie au profit et avec le concours d’un pays, la France en l’occurrence, qui refuse l’exploitation ces mêmes gaz chez elles pour « préserver l’environnement et la santé publique française ».

A la fin du meeting, Sellal est parti comme il est venu, comme un voleur. Dehors la foule des étudiants n’ayant pas eu l’opportunité de le croiser à son arrivée, cherchent à savoir « par où il va sortir ». Mais en vain, ils ne réussiront pas à mettre la main sur le KDS.Ils improvisent alors une marche au cours de laquelle de nombreuses arrestations auront encore lieu, y compris jusque dans l’enceinte même de l’université.

zp,
SIWEL




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