Comités de villages d'Agouni-Gueghrane : La cellule de crise appelle à la résistence

01/12/2013 - 16:38

AGUENI -GUEGHRANE (SIWEL) — Dans un communiqué rendu public, aujourd'hui, la cellule de crise installé suite à des événement tragiques qu'a connu la localité d'Agouni Gueghrane, cette dernière appelle les citoyens à rester mobilisés et résister pour exiger la vérité et la justice sur ces événement. En voici le communiqué dans son intégralité;


Vue d'Agueni GHeghrane. PH/DR
Vue d'Agueni GHeghrane. PH/DR
Nous sommes ici réunis ce jour du 29/11/2013 en notre qualité de citoyens partageant les mêmes préoccupations, le même destin et les mêmes douleurs. Nous avons le devoir de rappeler que de telles rencontres entre représentants des populations d’une même communauté ont constitué des faits d’exception dans l’histoire récente commune de nos villages ; Et il aura fallu une situation exceptionnelle pour que ce rassemblement se produise aujourd’hui.

Situation caractérisée par des faits de violence inconnue jusque là. Notre souci majeur et immédiat est d’élargir à toute la Commune le champ de la concertation pour trouver les voies et les moyens à même d’apporter sans tarder une réponse concrète, aux affaires criminelles qui viennent de porter un coup d’une extrême gravité à la tranquillité légendaire de notre Communauté, et répondre donc à l’insécurité qui s’y est confortablement installée au cours de ces dernières années voire à d’autres sujets intéressant notre population. Comment continuer à ignorer la dégradation de l’équilibre social et par suite, en fait, de tous nos équilibres ? C’est le danger sans cesse grandissant qui interpelle aujourd’hui nos consciences.

De méfaits d’apparence anodins, nous sommes passés à ce qui augure de la grande criminalité :
Est-ce un fait banal qu’une bande de délinquants soumette à la torture un des siens, donnant à voir une inhumanité, une monstruosité terribles ? Cette torture presque à mort ne serait-elle pas une raison suffisante pour croire à la volonté de supprimer un témoin gênant pour empêcher des révélations sur une deuxième affaire, le meurtre présumé du jeune Akil Belaïd ? Peut-on et doit-on continuer à se taire devant la disparition de l’un des nôtres à la fleur de l’âge ( 24 ans ), devant son meurtre présumé et devant la disparition plus atroce encore de son corps le privant même d’une sépulture conforme à nos croyances, à nos traditions ?

La population de notre commune représentée par ses comités de villages, ébranlée par ces actes d’une horreur inqualifiable, dénonce et condamne énergiquement, fermement leurs auteurs tout en réaffirmant son exigence de la vérité et de la justice sur ces affaires. De la même manière qu’elle s’inscrit en faux contre l’oubli et l’impunité. Car face à l’étendue du désastre, notre population est toujours hélas dans l’attente d’une justice sans concessions. Aussi restons-nous plus que jamais mobilisés et déterminés à agir par tous les moyens pacifiques jusqu’à ce que vérité et justice triomphent.


La cellule de crise et les comités de villages de la Commune d’Agouni – Guéghrane

SIWEL 01 1638 DEC 13






Kabylie | Afrique du nord | Politique | International | Sport | Culture | Economie / Finances | Sciences Tech



Recherche