Cinq jours d’émeutes en Algérie, cinq morts, des blessés et un pays en crise

10/01/2011 - 15:51

ALGER (SIWEL) - L’Algérie est en ébullition. Depuis le 5 janvier, des dizaines de jeunes sont sortis dans plusieurs villes du pays.


Cinq jours d’émeutes en Algérie,  cinq morts, des blessés et un pays en crise
Déclenchées mardi soir à Fouka (Tipasa) et Staouéli (Alger), puis mercredi à Beb-El-Oued, quartier populaire d’Alger, ces émeutes se sont étendues, peu à peu, dans d’autres quartiers et villes du pays. Officiellement, ces émeutes on été provoquées par la hausse soudaine des prix de produits de large consommation, notamment l’huile et le sucre.


Parties comme manifestations de protestations, ces émeutes ont vite viré les actes de saccages et de pillages systématiques des biens publics et privés. Des banques, représentations de concessionnaires automobiles et autres écoles et administrations sont saccagés et réduits, dans certains quartiers à des amas de ruines. Une usine de matériels électroménagers a été incendiée et totalement détruites à Baraki, à l’Est d’Alger.

En Kabylie, la population s’est jointe aux manifestants d’autres régions du pays, deux jours plus tard. D’abord à Akbou où la population a brûlé le Tribunal de la ville, avant de s’en prendre à d’autres édifices. Les manifestations ont gagné d’autres communes de la Vallée de la Soummam et la Côte Est de kabyle. Dès samedi, les chefs lieu de wilaya de Béjaïa et de Tizi ouzou ont été touchés par les actes de protestations. Des établissements publics ont notamment été incendiés. A Tazmalt, la population s’en est prise à la brigade de Gendarmerie. A Aîn-El-Hammam, le tribunal a été incendié.

Un semblant d’accalmie a gagné l’Algérie lundi 10 janvier. Le bilan officiel fait état 3 morts et plus de 800 blessés. Plus d’un millier de jeunes ont été arrêtés. "Les mineurs seront libérés", a cependant assuré le ministre algérien de l’intérieur, Daho Ould-Kablia aux agences de presse. Certains décomptes de presse ont fait état de cinq décès. En plus des trois reconnus par les autorités (un à Bousmaïl, un à Aïn Lehdjal et un autre à Tidjelabine), on parle d’une jeune tué par balle à Tiaret et d’un chauffeur de taxi mort à Annaba (Est).

Sur le plan matériel, les autorités n’ont toujours pas fourni de chiffre.

yas

SIWEL 101515 JAN 11

Tags : Algérie, Kabylie



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