Ces kabyles de l’ignoble besogne...

15/07/2015 - 20:04

DIASPORA (SIWEL) — Si d’un coté, des braves kabyles ont pris conscience que pour la souveraineté de leur peuple sur ses terres l’heure des taches précises a sonné d’un autre, une race d’inciviques se forge et se charge d’un quotient de provocations, de subversion et de dénigrement envers tous ceux qui soutiennent le MAK. Hélas, ces inciviques sont "kabyles" mais ce n’est pas là une raison qui devrait nous autoriser les interrogations angoissantes, la petitesse de leur esprit découvre la dédaigneuse mise au point fort de l’indignité qu’ils assumeront.


Pour illustrer le rôle des idiots utiles, notre choix s'est porté sur le dernier à s'être exprimé pour servir la voix de son maître (P/DR)
Pour illustrer le rôle des idiots utiles, notre choix s'est porté sur le dernier à s'être exprimé pour servir la voix de son maître (P/DR)
Sous Staline, Beria le patron du NKVD (papa du KGB), avant de décider les arrestations, actionnait d’abord ses agents dormants dans la presse pour désigner les opposants de traîtres à l’unité de l’Etat et à la stabilité du pays ou carrément dégénérés vendus à l'étranger. Mais avant tout, il laissait à des individus qui s’étaient assigné le rôle d’idiots utiles le soin de distiller la rumeur. Et ces idiots larguaient à qui voulait bien les entendre et d’une conviction à tout rompre des histoires de vols, d’abus et d’immoralités touchant les opposants déjà listés et prêts au transfert dans des wagons à bestiaux pour le Goulag ou la potence.

La Pravda achevait le travail avec l’art de ravaler ces opposants au rang de vils animaux puis, au parti de les présenter devant des tribunaux qui ne feront que lire la sentence rédigée quelques jours plutôt par Staline lui-même. Face au peuple, les opposants ne devaient pas avoir une étiquette politique qui aurait laissé à supposer qu’ils avaient des principes de lutte ou des convictions à défendre. Ainsi avant d’être exécutés, en juin 1938, à Moscou, Boukharine était traité de "croissement de renard et de porc qui ne remboursait pas ses dettes d’argent au parti ", Zinoviev était un "chien errant alcoolique qui engrossait des filles mineures" et avant eux, Trotski "avait débauché les officiers de l’armée rouge".

Tout comme le KGB, l’État algérien a pour habitude de manipuler l’opinion et de semer le trouble dans le voisinage des militants intègres et en ces heures, ce sont ceux du MAK qui l’intéressent, à forte raison car ils l’inquiètent – tant mieux – et font subir à ses hauts dirigeants des pluralités d’insomnies.

Cela dit, ce ne sont pas les indiscrets commis de l’Etat algérien (islamistes, baathistes ou pseudo démocrates gracieusement rémunérés), ni ses dévoués dans la presse aux propos provocateurs et vexatoires à l’égard des militants kabyles, ni ses agents dormants (quelques tenanciers de bars, associations et sites interlopes), ni le "berbériste", le stalinien et le trotskyste qui se plaisent à se résoudre kabyles pour denier au kabyle le droit de songer à l’autodétermination de la Kabylie, qui ont suscité cette chronique mais les "idiots utiles" qui font les coqs pisseurs dans le violon sans comprendre qu’ils se font, sans en retour une bourse en poche, la loque au parlé kabyle des sursauts complexes de tout ce qui se trame en hauts lieux contre la Kabylie.

L’État algérien dont la charpente militarisée a été formée par le KGB est très lié aux pratiques staliniennes. Si ses services ont largement noyauté la presse, ses agents dormants sont partout y compris là où l’on ne soupçonne pas leur présence et ses idiots utiles se manifestent de jour en jour dans les réseaux sociaux, plus précisément dans Facebook à travers de faux comptes bien sûr, par des insultes à l’encontre du militant Kabyle. Quelques hères à la jalousie en guise d’oripeaux, complexés par leur inculture et manufacturés en tirs-au-flanc par des incertitudes, se supposant soucieux de la stabilité de l’Etat algérien, tentent de leur bave de crapaud de garnir de plomb les ailes du faucon. Ils tentent vaille que vaille de ternir l’étique et la moralité des militants par le grand renfort des épithètes morbides. En ces heures graves, attendons-nous à entendre de viles légendes à propos de Bouaziz Ait Chebib, le président du MAK. Tant ils se couvrent de la sécurité que leur procure l’anonymat, ils portent le discrédit sur tout militant agissant avec courage et à visage découvert.

Sans ces kabyles apôtres félons, prêcheurs dans le potage, la partie n’aurait pas duré à être gagnée. Autant douteux que suspects, ils dénoncent le DRS et en même temps lui emboitent le pas en se faisant bénévolement laquais et caméristes à son service. Souvent, le DRS se décharge de la tâche qui conduit au lynchage médiatique des nationalistes kabyles ; avant de décider de leur arrestation, il sait que des kabyles "utiles et favorables" s’approprieront cette tâche non sans la volonté de l’accomplir avec acharnement. Il suffit que la Kabylie libre plante son drapeau dans l’une de ses régions pour qu’ils s’insurgent charmés comme des serpents de souk dans un lexique qui rappelle la main froide de Boumediène. Ils entament alors les hymnes fallacieux de "l’unité nationale" oubliant, peut-être, que quelques que grandes que fussent les idées de la révolution algérienne, elles n’ont jamais -et depuis 1945- entrainé les kabyles et les non kabyles dans la même impulsion généreuse du bien vivre ensemble. Dire que pour cette impulsion qui s’avéra impossible, le kabyle a tout tenté y compris en faisant écran de son âme pour la voir prendre forme. Et c’est bien la culture de cet oublie qui pousse le kabyle des sales besognes à tuer ce qui est Kabyle en lui afin de gagner les éloges de l’ennemi.

Djaffar Benmesbah.




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