Bilal Ag Acherif, Président du Conseil de transition de l'Etat de l'Azawd, en visite à Paris

22/11/2012 - 15:04

PARIS (SIWEL) — Une délégation du MNLA, conduite par Bilal Ag Acherif, est arrivée à Paris dans la soirée d’hier. Sur invitation du Quai d’Orsay, le Président du CTEA et Secrétaire général du MNLA est en visite officielle dans la capitale française à la suite de l'offensive lancée par le MNLA contre les divers narco-terroristes de la nébuleuse islamiste.


Bilal Ag Acherif, Président du CTEA, secrétaire général du MNLA, à Ouagadougou.PH/DR
Bilal Ag Acherif, Président du CTEA, secrétaire général du MNLA, à Ouagadougou.PH/DR
Une délégation de 4 représentants du MNLA, conduite par Bilal Ag Acherif, Président du CTEA et Secrétaire général du MNLA, est depuis hier soir à Paris. La délégation, sur invitation officielle du Quai d'Orsay, est reçue à Paris pour discuter de la situation actuelle qui prévaut dans l’Azawad et surtout de l’offensive lancée par le MNLA contre la nébuleuse islamiste, regroupant les divers groupes terroristes qui sévissent dans l’Azawad.

Le MNLA a lancé, le 16 novembre une offensive contre les hordes terroristes du MUJAO, de l’AQMI mais aussi du groupe islamiste Ansar Dine, même si cela n’est pas évoqué en raison de la présence d’un certain nombre de touaregs « égarés » qui ont été enrôlés par le sombre Iyad Ag Ghaly et que le MNLA souhaiterait probablement récupérer, dans la mesure où ils seraient éventuellement récupérables.

A la suite des très violents affrontements avec les hordes terroristes, le vendredi 22 novembre, le MNLA a du quitter la ville de Ménaka en raison des combats qui se livraient à l’intérieur de la ville ; combats auxquels même de simples citoyens avaient participé pour prêter main forte au MNLA. Cependant, contrairement aux groupes terroristes, le MNLA avait déclaré « refuser de prendre en otage la population civile » déjà utilisés comme bouclier humains à Gao, en prévision d’éventuels affrontement avec le MNLA et non avec une force d’intervention de la CEDEAO, comme le souligne le journal malien en ligne, maliactu.net, l’intervention de la Communauté économique des États de l'Afrique de l'Ouest n’étant pas pour demain.

Par ailleurs, suite à la convergence de renforts, en hommes et en armes, de l’AQMI qui sont venus, notamment de Tombouctou, pour appuyer le MUJAO à Ménaka, les combattants du MNLA se sont retrouvés à court de munitions après plusieurs jours de durs combats ; et ce, d’autant plus que le MNLA doit « assurer sur plusieurs fronts », notamment au niveau des frontières pour éviter que d’autres terroristes ne viennent encore grossir les rangs des islamo-terroristes. C’est ce qui explique que les renforts du MNLA avaient tardé à arriver étant donné l’immensité du territoire

On suppose que la visite de Bilal Ag Acherif à Paris, consiste à « expliquer » à la communauté internationale que le MNLA, qui combat concrètement l’AQMI et ses diverses tentacules, doit être soutenu, au moins logistiquement, puisque cette même communauté internationale se dit mobilisée dans la lutte anti-terroriste. Le cas échéant, cela signifierait que le seul objectif d’une intervention de la CEDEAO ne vise, finalement qu’à combattre le MNLA, en vertu du principe du respect du tracé des frontières coloniales, et non pas les groupes islamo-terroristes présent dans la région depuis plus de 10 ans sans avoir jamais été inquiété par aucun des « pays du champs »

zp,
SIWEL 221504 NOV 12




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