Azawad/Mali : l’armée française entre seule à Kidal et rencontre l’Etat major du MNLA

30/01/2013 - 13:50

KIDAL (SIWEL) — Les troupes françaises ont atterri hier soir à Kidal, la troisième grande ville de l’Azawad. Contrairement à Gao et Tombouctou, les soldats français sont entre seuls dans la ville sans aucun soldat malien. Au grand soulagement des populations de Kidal, les positions du MNLA ont été prises en compte évitant ainsi toute confrontation entre les combattants du MNLA et les soldats maliens qui se sont déjà rendus coupables d’exactions dans les autres villes. Aussi, les militaires français ont été reçus dans la liesse par la population locale qui brandissait des drapeaux français et des drapeaux de l’Azawad. Les français ont ensuite rencontré l’Etat major du MNLA.


Une entré de Kidal, au centre de l'Adrar des Ifoghas. Sur le rocher, le nom de la ville est écrit en tifinagh et en français. (PH/DR/Archives)
Une entré de Kidal, au centre de l'Adrar des Ifoghas. Sur le rocher, le nom de la ville est écrit en tifinagh et en français. (PH/DR/Archives)
A Kidal, les avions et hélicoptères français se sont posés mardi soir à Kidal et ont été accueillis dans la liesse populaire avec des drapeaux français et des drapeaux de l’Azawad. L'armée française a pris position à l'aéroport de Kidal mais parmi eux aucun soldat malien. Il n’y avait que des soldats français. Le MNLA avait averti de sa présence dans la ville depuis lundi à travers un communiqué. Il avait déclaré qu’il n’accepterait pas le redéploiement de l’armée malienne à Kidal et qu’il refusait que la population ne soit livrée aux soldats maliens.

Pour couper court à tout redéploiement malien, le MNLA, avait judicieusement devancé l’avancée des forces franco-malienne en chassant les islamistes en déroute suite à l’opération Serval. Trois jours avant, au cours d’une manifestation, la population de Kidal avait exprimé son refus de voir entrer l’armée malienne en brandissant des banderoles affichant des slogans réclamant "une solution négociée avec le MNLA" et "l’arrêt immédiat du génocide programmé par les autorités maliennes depuis 1960 contre les populations de l'Azawad".

Pour l’instant, les soldats Français qui se sont contenté de se déployer seuls à Kidal ont exclu de fait les soldats maliens de cette opération sur Kidal. Par ailleurs, ils ne cherchent visiblement pas à chasser les combattants du MNLA et se sont même entretenus avec l’Etat major du MNLA qui se trouve à Kidal.

Cependant, comme d’habitude un trouble fête fait son apparition pour tenter de saboter le MNLA. Un nouveau groupe islamiste, soi-disant dissident du groupe islamo-terroriste Ansar Dine, tente de se greffer au MNLA. Relayé par certains médias, ce groupe qui se dénomme MIA (Mouvement islamique de l’Azawad) a affirmé contrôler Kidal « avec le MNLA », ce que le MNLA dément catégoriquement.

Le mouvement indépendantiste Touareg dénonce par ailleurs une nouvelle tentative de semer la confusion entre le MNLA et des groupes islamistes et/ou terroristes dans le seul but de les assimiler à ces groupes et légitimer ainsi une attaque contre le MNLA.

Fort de sa mauvaise expérience avec Ansar Dine avec qui on l’a quasiment obligé à négocier, le MNLA, cette fois-ci, n’est pas prêt à se faire rouler dans la farine. Il refuse tout amalgame et dénonce cette nouvelle tentative d’entacher leur combat en les assimilant de force à des groupes islamistes.

zp,
SIWEL 301350 JAN 13





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