Au bal des hypocrites, le ministre algérien de la justice estime qu'il faut protéger "la nation arabe" du terrorisme islamiste

24/11/2015 - 17:22

LE CAIRE (SIWEL) — Selon le ministre algérien de la Justice, Tayeb Louh, qui s’exprimait jeudi dernier au Caire au cours d’une session du Conseil des ministres « arabes » de la Justice, l’Algérie veut modifier son Code pénal pour lutter contre les «candidats au djihad» à l’étranger. Le ministre algérien a affirmé que les amendements proposés découlent de l’expérience algérienne dans le domaine de la lutte contre le terrorisme. Il a en outre précisé que « Cette expérience repose sur une approche globale combinant les aspects politique, juridique et sécuritaire », a-t-il précisé…

On en reste sans voix ! En voilà une belle déclaration. Elle pourrait même faire penser au lecteur non averti que l’Etat arabo-islamique algérien lutte réellement contre le terrorisme islamiste...


Quand on produit le terrorisme à travers ses propres institutions, on ne peut pas prétendre le combattre. Sur la gauche : leçon de prière dans une classe de primaire, les garçons devant et les filles voilées derrière…sur la droite : en haut, un supporter algérien exhibant fièrement un sabre dans un stade et en bas, Madani Mezrag, émir de l’AIS, soi-disant « repenti » devenu consultant auprès du président de la république algérienne après avoir tranché quelques dizaines de gorges (PH/DR)
Quand on produit le terrorisme à travers ses propres institutions, on ne peut pas prétendre le combattre. Sur la gauche : leçon de prière dans une classe de primaire, les garçons devant et les filles voilées derrière…sur la droite : en haut, un supporter algérien exhibant fièrement un sabre dans un stade et en bas, Madani Mezrag, émir de l’AIS, soi-disant « repenti » devenu consultant auprès du président de la république algérienne après avoir tranché quelques dizaines de gorges (PH/DR)
Il n’est pas inutile de préciser que le terrorisme islamiste en Algérie est d’abord la conséquence directe des institutions algériennes en elles-mêmes, en particulier de l’éducation nationale algérienne dont les programmes officiels des classes préparatoires par exemple chargent les cerveaux des enfants, dès 6 ans, de leçons , d'éducation islamique sur le thème, entre autre, du « supplice de la tombe » (pour les mécréants) ou encore « comment laver les morts » etc… l’effet est garanti : les enfants sont terrorisés et craignent par-dessus tout de « finir comme les mécréants », c’est à dire six pied sous terre, dans une terrifiante salle de torture doublée d'une gigantesque rôtisserie... Mais attention, aucun enfant de ministre ou de général algérien ne fréquente l'école publique algérienne, ils ont tous fait l'école française en attendant de partir faire des études supérieures à Paris, Londres ou New York....c'est à dire chez les mécréants ! L'école algérienne et son éducation islamique c'est pour produire des Mokhtar Belmokhtar, des Ali Belhadj et des Madani Mezrag...

Il est à préciser que l’éducation islamique (Tarbiya islamiya) est une matière obligatoire qui poursuit l’enfant du CP à la terminale… et le résultat est conséquent ! L’Algérie a profondément fanatisé de très larges couches de la population et a produit des milliers de terroristes islamiste, des centaines de milliers de victimes du terrorisme islamiste puis, à l’ère du « terrorisme résiduel », des milliers de terroriste « repentis » élevé sur le plan juridique au-dessus des victimes du terrorisme.

En effet, les terroristes islamistes algériens ont bénéficié d’une loi dite de «concorde civile» et de «réconciliation nationale» qui consiste à absoudre les terroristes islamistes de leurs crimes et d’être « intouchable », notamment par les familles des victimes qui ont tout intérêt à faire profil bas devant les « repentis » au risque d’être poursuivi par la justice algérienne.

Il faut aussi rappeler que la « coopération islamique » de l’Algérie avec l’Arabie saoudite a eu pour effet de faire éclore des centaines de milliers de mosquées salafistes, sans compter les milliers d’écoles coranique financés par les ibn Saoud et où les enfants sont littéralement biberonnés au wahhabisme. Quant à la «coopération arabe» avec l’Egypte, elle a eu pour effet de vider les prisons égyptiennes de leurs islamistes pour les envoyer « enseigner l’arabe aux algériens », ces arabes « mal dégrossis » qui ne parlent même pas leur propre langue !

Au cours de cette rencontre des ministres arabes de la justice, le ministre algérien a indiqué que « l'Algérie va renforcer son arsenal juridique pour une lutte plus efficace contre le terrorisme » car a-t-il dit «Le terrorisme constitue la plus grande menace pour la sécurité de notre nation arabe…», ajoutant que « la lutte contre le terrorisme est parmi les priorités du Monde arabe» … on en viendrait presque à se demander d’où est sorti ce terrorisme islamiste, si ce n’est justement de ce funeste monde arabe. Jusqu’à preuve du contraire, l’idéologie islamiste a pour seule origine les Etats arabes eux-mêmes qui l’ont utilisée et continuent encore de l’utiliser comme un puissant dissolvant de la volonté des peuples à s’émanciper de la domination arabo-islamique.

Si l’Algérie veut réellement combattre les candidats au djihad à l’étranger, elle serait peut-être bien inspirée de commencer par arrêter de les missionner pour décimer la résistance kabyle et ruiner les aspirations de liberté des autres peuples, y compris au-delà des frontières algériennes, comme cela a été le cas pour l’Azawad.

Il est désormais de notoriété publique que l’AQMI et bon nombre de ses métastases sont bel et bien l’œuvre de l’Etat algérien lui-même. A ce propos, Hocine Benhadid, un général algérien « d’origine kabyle », a été mis prématurément à la retraite, puis arrêté et mis en détention par l’Etat algérien pour avoir révélé entre autre, que «Le terrorisme en Kabylie est le fait des services algériens » personne n’ignore que le terrorisme islamiste a beaucoup d’avantages pour les Etats criminels et totalitaires comme l’Algérie.

Alors s’il existe encore des peuples et des nations qui pensent que la « cohabitation pacifique » et le « vivre ensemble » sont de l’ordre du possible avec l’arabo-islamisme, ils se trompent lourdement car la liberté, l’égalité, le respect des autres peuples, des autres cultures et des autres religions n’est pas compatible avec l'arabo-islamisme pour la simple raison que c'est contraire à sa nature. Ce n'est tout de même pas un hasard si la « cohabitation pacifique » et le « vivre ensemble » ne sont attestés dans aucune région du monde confrontée à l'expansionnisme arabo-islamique; d’où la nécessité absolue pour la Kabylie d’accéder le plus rapidement possible à son indépendance avant d’être totalement anéantie par cette idéologie morbide qui constitue l'essence même de l'Etat algérien.

zp,
SIWEL 241722 NOV 15




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