Attentat à Istanbul : Qui, au temps de l'internet, s'érige en prophète et dit vouloir diriger au nom de Dieu sort de la férule du diable.

13/01/2016 - 01:42

ISTANBUL (SIWEL) — Ne cherchons pas de mystère là où il ne se trouve pas, les Obama et Hollande s'attaquent aux positions du Daesh militairement beaucoup plus par représailles mais aussi à coups de discours grandiloquents souvent pour le renforcer en lui fournissant de la main-d’œuvre à grand renfort des canards enchaînés au quai d’Orsay. Leur souci est d'abord de sauvegarder leur amitié avec les États maîtres à penser du même Daech dont ils cherchent désormais le contrôle et non pas l'anéantissement.


Attentat à Istanbul : Qui, au temps de l'internet, s'érige en prophète et dit vouloir diriger au nom de Dieu sort de la férule du diable.
La menace, le fouet, l'esclavage, les décapitations, les pendaisons et les tueries de masse complètent son kit de gouvernance. Je ne me réclame pas d’une variante philosophique mais d’une dialectique appuyée d’une vérité historique. Il n'est pas de moindre échelon dans l'utilisation ou la politisation de l'Islam qui ne sème pas l'inquiétude, la terreur, la coercition et la mort.

Le Daech résume la négation la plus meurtrière du genre humain, il faut être né coiffé d’un béret de Satan pour sauver sa tête dans un État culbuté 15 siècles en arrière et régi par des mutants qui font de leur frustration la plus effrayante, la plus absolue, la plus radicale des industries du crime.

Des nouveaux nés trisomiques sont tués, des enfants de 15 ans sont exécutés pour délit d’apostasie ! Les Etats Unis et la France pensent qu'un Erdogan au regard aspecté vers l'Europe en a conscience, mais naïf –ou complice- qui pense que ce militant islamiste au discours caressant le lexique démocratique peut s'offusquer de la barbarie du Daech, momentanément allié.

Une bombe résonne à Istanbul et dans son intervention, Erdogan, assimile le PKK au daech, or que, les kurdes s’avèrent des plus redoutables adversaires de l’Etat islamique. La Turquie a confirmé par provocations renouvelées la mise en abîme des esprits, le sien et celui du Daech dont elle renfloue les caisses ; elle est entrée dans le soutien au terrorisme de pied en cap... en bombardant des positions kurdes et par son hostilité hasardeuse à la Russie, principale ennemie du terrorisme.

Ne cherchons pas de mystère là où il ne se trouve pas, les Obama et Hollande s'attaquent aux positions du Daesh militairement beaucoup plus par représailles mais aussi à coups de discours grandiloquents souvent pour le renforcer en lui fournissant de la main-d’œuvre à grand renfort des canards enchaînés au quai d’Orsay. Leur souci est d'abord de sauvegarder leur amitié avec les États maîtres à penser du même Daech dont ils cherchent désormais le contrôle et non pas l'anéantissement.

Pour le criminel Erdogan qui a cessé enfin de faire flanelle, entre un peuple kurde décidé à vivre libre hors de la portée arabe ou turque -quand bien même musulman aussi- et une horde de barbares se réclamant de l'arabe et de l'Islam, le choix ne s'impose pas et l'excuse d'un PKK renaissant vient à point nommé...

Ou alors, Erdogan trouve-t-il mieux à chercher au Qatar ou en Arabie Saoudite l'illusion d'un visa d'entrée de son pays dans l'Union Européenne ? Nous vient, cependant, la gageure coalition des Etats sous le joug Saoudien contre le terrorisme ! Que l'on ne se méprenne pas, tous ces états arabes ou musulmans sont les alliés du Daesh tant que celui-ci ne menace pas effrontément leurs pouvoirs et les intérêts de leurs maîtres et clients: les occidentaux.

Djaffar Benmesbah,
SIWEL 130142 JAN 16



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