Assassinats politiques : des milliers de personnes ont rendu hommage aux trois militantes kurdes assassinées à Paris

19/01/2013 - 17:54

PARIS (SIWEL) —Quelques 50 000 personnes se sont rassemblées le 12 janvier à Gare de l’Est pour dénoncer l’assassinat des trois militantes kurdes à Paris. Le jeudi 17 janvier, c'est à Diyarbakir, principale ville du Kurdistan de Turquie, que des dizaines de milliers de personnes ont rendu un dernier hommage aux trois femmes qui ont été rapatriée pour être enterrées dans leur village natal.


Diyarbakir, principale ville kurde de Turquie, le 17 janvier 2013, où des dizaines de milliers de kurdes ont rendu un dernier hommage aux trois militantes kurdes assassinées à Paris. (Photo/ REUTERS/Umit Bektas)
Diyarbakir, principale ville kurde de Turquie, le 17 janvier 2013, où des dizaines de milliers de kurdes ont rendu un dernier hommage aux trois militantes kurdes assassinées à Paris. (Photo/ REUTERS/Umit Bektas)
La capitale de la France a accueilli le 12 janvier la plus grande manifestation de kurde dans ses rues. Des dizaines de milliers de personnes ont manifesté pour exiger la justice et demander des comptes après l’assassinat de trois femmes kurdes. Cette manifestation a également été l'un des exemples les plus forts de la solidarité entre les peuples.

Quelque 50 mille personnes, selon les organisateurs, se sont rassemblées à Gare de l’Est pour dénoncer l’assassinat de Sakine Cansiz, membre fondatrice du Parti des Travailleurs du Kurdistan (PKK), Fidan Dogan, représentante du Congrès National du Kurdistan (KNK), basé à Bruxelles, et Leyla Saylemez (Non Soylemez), membre de l’organisation de la jeunesse kurde.

Venus notamment de grandes villes de France, d’Allemagne, de Pays-Bas, de Suisse, de Belgique, et d’autres pays européens, ils ont marché jusqu’à Colonel Fabien. L’unité du peuple kurde, la solidarité des peuples opprimés et la solidarité entre femmes étaient visibles dans cette manifestation.

Les organisations de gauche de la Turquie ont massivement participé et ont présenté leur soutien. L’assassinat a largement été condamné par des peuples opprimés, notamment par les Tamouls (Tamil Eelam), les Kabyles (Mouvement pour l'autonomie de la Kabylie), la communauté Assyro-Chaldéenne, la communauté arménienne, l’opposition iranienne (CNRI), les organisations catalanes, les bretons, les Forces armées révolutionnaires de Colombie (FARC)…

Quelque 50 organisations de femmes ont également soutenu la manifestation, un signe très fort pour la solidarité entre femmes. Les organisations comme MRAP et la Ligue des droits de l'homme étaient présents dans les cortèges. Le Parti communiste français était fortement présent, donnant son soutien total. « Votre lutte est notre lutte » a déclaré Jacques Fath, chargé des relations internationales du PCF.

« Si vous respectez l’humanité et la lutte des femmes, trouvez ces assassins et amenez-les devant la justice » a lancé Gultan Kisanak, co-présidente du BDP, principal parti kurde en Turquie, s’adressant au gouvernement français lors de la manifestation. « Ce massacre a montré clairement qui sont les assassins et qui sont les opprimés » a de son côté déclaré Remzi Kartal, président du Congrès du Peuple du Kurdistan (Kongra Gel), appelant la France et l’Union Européenne à retirer le PKK de la liste noire.

Le 12 janvier, environ 50 000 personnes se sont rassemblées à Paris pour dénoncer l’assassinat. Trois jours plus tard, le 15 janvier, des milliers de personnes ont rendu, en France, un dernier hommage aux trois femmes à Villiers-le-Bel. Le 17 janvier, des centaines de milliers de personnes ont rendu un ultime hommage sur une place de Diyarbakir, au Kurdistan de Turquie.

zp/Actu kurde
SIWEL 191754 JAN 13




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