Assassinat du DGSN, Ali Tounsi : Noureddine Yazid Zerhouni serait impliqué

24/02/2013 - 13:53

ALGER (SIWEL) — Assassiné dans son bureau à la Direction générale de la sûreté nationale (DGSN), l’affaire d’Ali Tounsi, risque d’emporter plusieurs personnalités politiques algériennes si les accusations portées à l’encontre de l’ancien ministre de l’Intérieur, Noureddine Yazid Zrhouni, par l’avocat du présumé assassin, viennent à se confirmer.


Zerhouni est accusé de dissimulation de preuves à la justice. PH/DR
Zerhouni est accusé de dissimulation de preuves à la justice. PH/DR
Selon l’avocat du présumé assassin d’Ali Tounsi, Me Tayeb Belarif, qui s’exprimait dans les colonnes d’El Khabar, Noureddine Yazid Zerhouni a dissimulé des documents qui se trouvaient dans le bureau de l’ancien DGSN, quelques temps après son assassinat.

« Le jour de l’assassinat, des témoins ont affirmé avoir vu Zerhouni sortir du bureau de Ali Tounsi avec un dossier entre les mains ». Un dossier qui ne sera jamais remis à la justice par l’ancien ministre de l’Intérieur. Avec ces nouvelles donnes, la famille d’OuIltache Chouaïb, tente de confirmer la gestion politique du dossier de l’assassinat d’Ali Tounsi. Elle assimile cette affaire à toutes les autres affaires de crime politique et de gestion politicienne de la procédure judiciaire. L’avocat d’Oultache s’interroge, par ailleurs, sur les raisons qui ont emmené Zerhouni sur le lieu du crime, avant même l’arrivée du Procureur de la République et des enquêteurs. A-t-il un lien avec le crime, seule la justice, si elle fera son travail, pourra confirmer ou infirmer cette donne.

Me. Tayeb Belarif ne s’est pas contenté seulement d’impliquer Zerhouni dans le crime. Il affirme que des témoins ont vu, le jour du crime, « des sacs remplis d’argent évacués du bureau d’Ali Tounsi », en présence, affirme l’avocat « de Noureddine Yazid Zerhouni et en l’absence du Procureur de la République ». Sur un autre registre, l’avocat d’Oultache, dénonce le fait que l’autopsie de la victime ait été pratiquée à la clinique de la DGSN, aux Glycines, et non pas au CHU Mustapha d’Alger. Il se pose la question sur les raison qui ont fait que le corps de la victime a été pris en charge par des policiers et non pas par des médecins légistes. Pour apporter plus d’éclaircissements sur cette affaire, l’avocat a demandé au juge de convoquer Noureddine Yazid Zerhouni à la barre pour des explications. Une demande qui risque bien d’attendre longtemps…

aai
SIWEL 241353 FEV 13






Kabylie | Afrique du nord | Politique | International | Sport | Culture | Economie / Finances | Sciences Tech



Recherche

Dépêches en continu