Assassinat d’un jeune à Tirmitine : 15 ans de réclusion pour neuf accusés

15/11/2011 - 17:40

TIZI-OUZOU (SIWEL) — Les neuf accusés dans l'assassinat du jeune A. Sofiane de Tirmitine ont été condamnés avant-hier soir à 15 ans de réclusion criminelle par le tribunal criminel de la cour de Tizi-Ouzou.


Poursuivis pour homicide volontaire avec préméditation et coups et blessures avec port d’armes blanches, les neuf mis en cause S. Madjid, S. Chaâbane, S. Mourad, S. Lyes, A. Rabah, A. Djamel, A Ali. B. Ramdane et B. Djamel sont reconnus coupables des charges retenues contre eux, tandis que le dixième prévenu a été acquitté.

L'affaire remonte au 17 octobre 2011, quand la mère de la victime a reconnu le corps de son fils à la morgue de l’hôpital de Tizi-Ouzou. Selon l’arrêt du renvoi, un groupe d’individus munis d’armes blanches du même village s’était introduit avec effraction à l’intérieur du domicile familial, en enfonçant la porte principale.

Ces villageois, selon le rapport du ministère public ont pris à partie la mère de la victime, en la frappant avec un coup de pelle à la tête. La grand-mère a subi également le même sort. Une fois la terreur semée, le groupe a ligoté la victime pour l’emmener vers une destination inconnue, bien qu’ils aient informé la famille qu’ils allaient le livrer aux autorités. Le lendemain A. Sofiane a été retrouvé mort, abandonné dans un endroit isolé, dans le village Harouka. Sur les lieux, la police a retrouvé également des traces de sang et l’arme du crime.

L’examen du corps par le médecin légiste a révélé l’existence d’un traumatisme crânien et une hémorragie cérébrale provoqués par l’intensité des coups assénés avec des objets acérés. Des ecchymoses ont été aussi décelées au niveau des pieds et du visage. Devant les magistrats, les accusés ont nié les faits qui leurs sont reprochés. Ils ont évoqué le mauvais comportement du défunt ayant des antécédents judiciaires. L’inertie des services de sécurité a été également mise en cause. Selon les accusés, le comité du village a déposé à maintes reprises des plaintes contre les agissements de la victime auprès des services de sécurité. De son côté l'avocat général a requis la peine maximale à l’encontre des accusés, en mettant en avant la gravité des faits.

lr
SIWEL 151915 NOV 11




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