Après 5 heures de détention arbitraire et d'interrogatoire: Les deux militants du MAK sont relâchés

18/06/2013 - 15:37

TIZI-OUZOU (SIWEL) — Les deux militants du MAK, Zahir Amer et Abdrehmane Ait Hada, ont fini par être relâchés après 5 heures d’interrogatoire, de 9h du matin à 14h, sans qu'une seule goutte d'eau ne leur ait été donnée avec la chaleur qui sévit aujourd'hui à Tizi-Ouzou. Les deux militants ont reçu le "conseil" de quitter le MAK, un mouvement pacifique considéré comme dangereux par l'arsenal répressif algérien qui amnistie des terroristes sanguinaires et qui ouvre grandes ses portes à l'internationale islamiste, dont le tunisien Ghanouchi, invité par le parti de Nahnah et pris en charge par le contribuable algérien.


Les militants du MAK sont pour la plupart, issus de la jeunesse kabyle sur lesquels le régime ne peut plus exercer la moindre pression sur la prétendue unité de l'Algérie parce que 2001 est leur histoire et cette année fatidique a fait tomber en miette le mythe de l'Algérie unie et solidaire. Ces jeunes ont saisi, dans leur chaire, le message de Matoub Lounès qui, dans son album testament,  disait de la Kabylie que « Tettwa3zel tegwrad wehdes ». (PH/DR/Archives)
Les militants du MAK sont pour la plupart, issus de la jeunesse kabyle sur lesquels le régime ne peut plus exercer la moindre pression sur la prétendue unité de l'Algérie parce que 2001 est leur histoire et cette année fatidique a fait tomber en miette le mythe de l'Algérie unie et solidaire. Ces jeunes ont saisi, dans leur chaire, le message de Matoub Lounès qui, dans son album testament, disait de la Kabylie que « Tettwa3zel tegwrad wehdes ». (PH/DR/Archives)
Les deux militants du MAK ont subi des interrogatoires relatifs à leur appartenance au MAK. La police algérienne, qui les a séquestrés durant plus de 5h, leur a "conseillé" de quitter le MAK: « un mouvement pacifiste dangereux ». Il leur a, entre autre, été reproché d'appartenir à un mouvement qui arbore un autre drapeau que le drapeau algérien, c'est à dire le drapeau amazigh.

Il a également été reproché aux deux militants d'appartenir à un mouvement qui soutien l'Azawad, le pays des touaregs, annexé par la France au Mali. Zahir Amer et Abdrehmane Ait Hada ont alors répondu que « l'Etat algérien, les arabistes et les islamistes soutenaient bien la Palestine ». « Nous au MAK, on soutien l'Azawad, tandis que vous, qui êtes arabo-islamistes, vous soutenez la Palestine". Donc Chacun soutien les siens ».

Lors de la vérification d'identité, les deux militants ont présentés leurs cartes d'identité kabyles. Celles-ci leur ont été immédiatement confisquées ; tout comme les drapeaux amazighs qui leur avaient été confisqués dès leur arrestation.

Après avoir été "cuisinés" au rythme habituel des questions du régime algérien relatif au MAK, au GPK, à l’éternelle question de la fameuse « main de l’étranger », qui se trouve d’ailleurs dans les rangs du régime algérien et non dans ceux du peuple kabyle, les militants ont fini par être relâchés.

« Les deux militants vont être relâchés mais les drapeaux seront présentés au procureur » ont précisé les policier du commissariat au président du MAK et au secrétaire national au relations extérieures du MAK, Hocine Azem. Ansi, c’est le procureur de la république, en personne, qui va séquestrer, jusqu'à nouvel ordre, les drapeaux de l’authenticité aux couleurs éclatantes de l’Afrique du Nord Amazighe ...incroyables pays où même les drapeaux, pour peu qu’ils véhiculent des valeurs de justice, de paix et de tolérance, sont passibles d'être présentés à des procureurs qui ont coutume de prononcer une amnistie générale des terroristes sanguinaires arborant un tout autre drapeau, le drapeau noir des djihadistes, dont la violente intolérance n’est plus à démontrer.

Le parti islamiste de Nahnah a accueilli toute l’internationale islamiste à Alger. Ghanouchi, le chef des salafistes tunisiens a été accueilli en grandes pompes et a été entièrement pris en charge par le contribuable algérien. Mais ce sont les kabyles qui rejettent le projet assimilationniste de ces sanguinaires sans foi ni loi, auxquels le régime d’Alger est intimement lié, qui sont dangereux pour le système algérien et pour cause: le droit, la vérité, la justice et l’équité ne sont pas compatibles avec les "valeurs" arabo-islamistes, basées sur la violence sadique, sur la discrimination raciale, sexuelle et religieuse et sur la liberté des uns à disposer des autres. A ce jour aucun pays dit arabo-islamique ne fait exception à la règle.

Contacté par téléphone, le président du MAK a réagit à l'arbitraire des arrestations des militants du MAK : « Nos militants affrontent le régime scélérat algérien mais ce n'est pas nouveau. Quand ils ne sont pas arrêtés dans les rassemblements ou dans les marches, on fabrique des plaintes fictives et on les emprisonne arbitrairement, comme c'est le cas de kamel Chetti, d’autres subissent des harcèlements administratifs, tandis que d’autres subissent indéfiniment le chômage…enfin, tous les moyens sont utilisés et ils sont nombreux et variés mais on n’abdique pas » a-t-il déclaré.

Bouaziz Ait-Chebib a affirmé à Siwel être certain d’aboutir à la concrétisation du projet du MAK : « Nous savons que nous sommes dans le vrai. L'Etat arabo-islamiste algérien, coutumier de l'amnistie des terroristes sanguinaires, très bienveillant envers les islamistes et autres salafistes, a pour cible privilégiée le MAK. Ce n’est pas pour rien que le régime harcèle un mouvement pacifique, laïc, démocratique et résolument ancré dans l’authenticité kabyle parce que tout cela constitue les racines sans lesquelles nous ne pouvons pas être debout, c’est une évidence». le régime algérien estime que « le MAK et le drapeau amazigh sont les seuls qui lui soit nuisibles parce que le mensonge ne craint que la vérité. Or ici, la vérité est porté par le MAK et par le drapeau amazigh qu'il arbore fièrement ».

Le président du MAK explique l'attitude agressive du régime algérien vis à vis du MAK parce que ce dernier « parle librement et le dépouille de ses faux semblants. Il mets à nu ses véritables dessins ». Il est vrai que le discours du MAK est implacable et sans ambiguïté aucune. Ce discours, le MAK peut se le permettre « parce qu'il ne brigue aucun mandat avec ce pouvoir criminel » précise encore Bouaziz Ait-Chebib. « Indiscutablement le salut de la Kabylie ne viendra que par le recouvrement total de la souveraineté de la Kabylie porté par ce drapeau amazigh qui dérange bien plus le régime algérien que le drapeau noir des djihadistes dont ils assurent d'ailleurs la propagation vénéneuse, avec leurs complices du Qatar et de l'Arabie saoudite, pour ne citer que les deux plus évidents ». dira encore le président du MAK. « Aujourd’hui » dira-t-il encore « Nous menons un combat purement civilisationnel. il s'agit d'opérer le sauvetage de notre culture, de notre langue et de notre civilisation, imprégnées des valeurs de tolérances, d'ouverture sur le monde »

Vraiment, le régime algérien ne se rend même plus compte du ridicule de son attitude: « des drapeaux amazighs seront présentés au procureur de la république, alors que les terroristes courent les rues après avoir été amnistiés par ces mêmes procureurs ». « Ce drapeau amazigh, crée par un authentique patriote kabyle, en l’occurrence Mohand Arab Bessaoud, est l'emblème de notre langue, de notre culture et de notre identité plusieurs fois millénaires». « La vérité, en dépit des mensonges et des contrefaçons historiques ne peut pas être éternellement cachée ». « Notre combat aboutira forcement, ce n'est qu'une question de temps ». « La légitimité est avec nous et non avec les imposteurs qui ont tenté au lendemain de l'indépendance de l'Algérie de nous plonger dans les ténèbres de l’arabo-islamisme oriental » a conclu le président du MAK, « Toute cette répression n’est que l’annonciatrice de notre victoire finale ».

zp,
SIWEL 181537 JUIN 13




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