Amnesty international : "Les autorités algériennes doivent enquêter de manière prompte et impartiale sur ces incidents ainsi que sur la réponse des forces de sécurité dans le cadre des affrontements."

10/07/2015 - 17:12

ALGER (SIWEL) — La Section algérienne d'Amnesty International a appelé « les autorités algériennes à briser le cycle de la violence dans la région de Ghardaia en déployant les efforts nécessaires pour protéger les personnes avec équité ». Elle a également estimé que « Les autorités algériennes doivent enquêter de manière prompte et impartiale sur ces incidents ainsi que sur la réponse des forces de sécurité dans le cadre des affrontements » et demande la libération du Mozabite Youcef Ould Dada, incarcéré et condamné à deux ans de prison ferme pour « atteinte à l’intérêt national et outrage à corps constitué » après avoir diffusé une vidéo montrant des policiers en plein acte de pillage à Ghardaia…

Ci-après l’intégralité du Communiqué


Policiers algériens et émeutiers chaambas côte à côte (PH/DR)
Policiers algériens et émeutiers chaambas côte à côte (PH/DR)
Amnesty International appelle les autorités algériennes à briser le cycle de la violence dans la région de Ghardaia en déployant les efforts nécessaires pour protéger les personnes avec équité, suite aux incidents violents ayant entraîné la mort de 25 personnes, dont au moins un enfant, et ayant fait au moins 70 blessés, selon la presse nationale. Les autorités algériennes doivent enquêter de manière prompte et impartiale sur ces incidents ainsi que sur la réponse des forces de sécurité dans le cadre des affrontements.

Il est important de rappeler qu’un habitant de Ghardaia, Youcef Ould Dada, est toujours incarcéré pour avoir osé diffuser une vidéo qui montrait des policiers commettant un vol dans un commerce de la ville en décembre 2013, lorsque les affrontements violents ont débuté. Il a été condamné pour atteinte à l’intérêt national et outrage à corps constitué en violation de son droit à la liberté d’expression. Arrêté en mars 2014, il purge actuellement une peine de deux ans de prison. Sur la base des informations à sa disposition, Amnesty International le considère comme un prisonnier d’opinion et demande sa libération immédiate et sans condition.

SIWEL 101712 JUIL 15




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