Algérie : le chef de la police, Abdelghani El Hamel, a privatisé l'institution

16/10/2014 - 15:37

ALGER (SIWEL) — La colère des éléments des unités dites républicaines de sécurité, ex-CRS, depuis quelques jours exprime, en fait, un profond malaise qui couve au tréfonds de ce corps de répression au service du régime. Les policiers dénoncent la privatisation de leur institution par le général major El Hamel. Le patron de la police est originaire de Tlemcen, le clan du président Bouteflika. Selon des policiers rencontrés devant le siège de la présidence, le général major Abdelghani El Hamel, a fait de cette institution "une propriété familiale". Les policiers algériens disent dénoncer les différentes interventions de son fils, de sa fille et de sa belle famille.


El Hamel dans la ligne de mire de ses subordonnés. PH/DR
El Hamel dans la ligne de mire de ses subordonnés. PH/DR
Un policier a raconté qu'El Hamel utilise les policiers et les moyens de la police pour régler les problèmes quotidiens de sa famille. Et alors, serions-nous tenté de lui dire...Il y en a bien qui utilisent le trésor public algérien pour s’acheter des logements de luxe à Paris, à Londres ou à New York! Il y en a même qui ont privatisé les puits de pétrole! Et enfin il y en a qui vous utilisent vous pour donner libre court à leur racisme primaire et faire massacrer,souvent avec beaucoup de zèle de votre part d'ailleurs, des peuples qui dérangent, par leur seule existence, le mensonge planétaire de l’Afrique du nord arabe ! qui massacrait les kabyles en 2001, les Chaouis en 2004 1 et c'est qui encore qui participe au lynchage des mozabites aujourd'hui ? c'est pas la police ?

On tente aujourd'hui de nous faire croire qu'une seule petite personne, le général major El Hamel, s'est permis de privatiser une institution qui a démontré son parti pris dans toutes les répressions raciales de l'Etat algérien, avec zèle et conviction comme on peut le revoir dans les images et les vidéos. Alors, ce ne sont quand même pas les policiers algériens, encore moins ceux de Ghardaia, qui vont nous faire prendre des vessies pour des lanternes...ce qu'ils veulent c'est changer de chef, c'est tout et avoir plus d'argent et plus de droit et c’est tout! à aucun moment ils ne remettent en question la nature discriminatoire de l'attitude de la police à Ghardaia et pourtant, ce ne sont pas les preuve qui manquent.

Le général El Hamel est en disgrâce...un point c'est tout ! Cette disgrâce est le signe qu'il y a un malaise parmi la bande de rapaces, sans foi ni loi, qui gouvernent l'Algérie. Sans doute que Bouteflika ne doit plus pouvoir être maintenu en état de servir de "leurre"... sans doute que la guerre fait rage au sommet de l'Etat entre les différends clans pour la succession de Bouteflika. Il est inintéressant de noter au passage le silence religieux de la France, des USA et de tous les alliés vampiriques de l'Algérie de Bouteflika, comme de ses prédécesseurs, pourvu que l'on puisse en tirer profit.

Un policier raconte que lors du mariage de la fille du général, célébré dans un hôtel à Oran, "la mariée a été escortée par des motards". Une illégalité qui a fait dire à ce policier que ce mariage était "royal". Il s'est demandé si ce n'est pas la Direction générale de sûreté nationale (DGSN) qui a réglé la facture salée de ce mariage. Mais les policiers, ce sont-ils un jour posé la question de qui payait les factures de sang, de larmes, de frustration et de souffrance de tous ces gens qu'ils ont réprimé, emprisonné, torturé ou tué pour le compte d'un régime qu'ils servent et qu'ils continuent de servir puisque, après tout, ils n'en contestent que le chef et nullement les méthodes ?

Le policiers se plaint que plusieurs policiers ont été dépêchés pour assurer la sécurité des invités de la famille d'El Hamel à Oran", a encore relaté le jeune policier, avant d'ajouter que certains de ses collègues ont même fait du service lors du déjeuner. "La DGSN débourse 15.000 DA de pistaches et cacahuètes quotidiennement", a-t-il encore révélé le policier, en précisant que cette somme représente la moitié de son salaire. Un autre policier a confié que son fils ou sa fille décident même des recrutements, des promotions et des sanctions. "J'en ai marre de travailler avec un pouvoir dont on ne peut appliquer la loi que contre les pauvres citoyens et jamais contre eux, et Dieu seul sait qu'ils sont des voyous", a-t-il dit. Mais cela se passe ainsi dans toutes les institutions de l'Etat algérien et cela ne les a jamais empêché d'exécuter avec zèle les missions scélérates qui leur sont confiées...on se souvient de la répression sanglante de la marche des kabyles le fameux 14 juin 2001 où les policiers se sont donné à cœur joie pour bouffer du kabyle

Ces révélations faites contre El Hamel révèlent un profond malaise au sein de toutes institutions algériennes qui ressemblent plus à une organisation de gangs qu'à des institutions étatiques. C’est le même topo dans tous les ministères et autres directions. Au-delà du fait que tous les responsables sont entourés de gens "de chez eux", d'autres ont carrément transformé ces institutions en propriété privée, à l'image de l'Algérie toute entière, privatisée par le clan d'Oujda! ces planqués de la guerre qui sont venus prendre le pouvoir une fois la guerre faite par les autres.

Dernier petit exemple, à l'époque où Djamel Ould Abbas était ministre de la Santé, c'était sa fille" Lynda" qui s'occupait de tout. Elle exigeait une commission de 10 % pour chaque marché conclut....rien que ça! le ministre algérien Amar Ghoul est appelé depuis "Monsieur 10 %".

Bref, c'est une longue histoire de privatisation de l’ensemble des institutions algériennes qui gèrent, chacune son secteur, les petites affaires de l'Etat...des affaires aux lourdes conséquences sur les populations. Le terrorisme islamiste est inculqué dans les écoles primaires faisant de l'Algérie une véritable usine à terroristes, le malaise chronique avec la Kabylie date de 1962 avant qu'il ne se radicaliser en quasi divorce en 2001. Quant aux mozabites, ils subissent régulièrement des raids ravageurs depuis 1962. ces dernières années, ce raids prennent une ampleur considérable qui risque d'aller bien plus loin qu'on ne peut l'imaginer. Des armes circulent librement à Ghardaia parmi les populations chaâmbas et leur cibles sont connues d'avance...

dm
SIWEL 15 1537 OCT 14




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