Algérie : la police agresse un citoyen en Kabylie

20/10/2012 - 16:17

TIZI-WEZU (SIWEL) — Un jeune citoyen originaire de Tizi-Wezu qui a préféré garder l’anonymat de peur de représailles par la police algérienne, s’est dit être victime d’un traitement méprisant de la part de la police, le mercredi en plein centre-ville de Tizi-Wezu.


Selon la victime, il était à Tizi-Wezu, lorsqu’un véhicule de police lui faisait signe de céder le passage. Le jeune étant à pied, « je me suis ralenti pour les laisser passer », mais « ils m’ont ordonné de passer en premier ». « Ils étaient quatre à bord du véhicule », ajoute encore la victime. Au bout de quelques instants, un policier lui intime, avec un air dédaigneux de quitter les lieux. « Nous étions à proximité du stade Oukil Remdane » a-t-il précisé. En réponse à « l’ordre du policier », la victime a raconté qu’il leur avait dit : « je veux justement vous laisser passer ». et c’est à ce moment-là que la mésaventure de ce jeune commence.

« Soudainement, a-t-il ajouté, les quatre policiers descendent de leur voiture et me demandent mes papiers sans aucune raison ». La victime présente ses papiers, avec un récépissé du permis de conduire. L’un des policiers, ne voulant pas reconnaître son abus, intime à la victime, avec insultes et vulgarité, de le suivre au commissariat. A l’intérieur, la victime est prise en otage dans une chambre du commissariat où les quatre policiers, passent, un par un, insulter la victime. Après plus de deux heures de traitement « inhumain », elle sera transférée dans une cellule au sous-sol du commissariat. La victime a signé un PV sous la menace des policiers sans connaitre le contenu.

La victime passera la nuit là-bas. Le lendemain, un autre policier arrive et constate la présence d’un citoyen dans la cellule. Après quelques questions à la victime, il s’en aperçoit qu’aucun dépassement n’est enregistré. Il ordonna aux policiers de quitter le commissariat et demande à la victime de renter chez elle, dans l’espoir de la voir déposer une plainte contre ses agresseurs, mais « je sais que cela ne va pas aboutir », a-t-il lancé à l’adresse de la victime qui ajoute que ces quatre policiers ne parlent pas kabyle.

aai
SIWEL 201617 OCT 12






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