Algérie : des journalistes exigent la dépénalisation du délit de presse

28/02/2011 - 15:10

ALGER (SIWEL) — Des journalistes en Algérie, signataires d'un texte de pétition, ont dénoncé l’amendement du code pénal sanctionnant le délit de presse, en vigueur depuis 2001.


Maison de la presse Tahar Djaout d'Alger (Ph/DR)
Maison de la presse Tahar Djaout d'Alger (Ph/DR)
Dans une déclaration rendue publique, des journalistes algériens ont appelé à la dépénalisation « immédiate et inconditionnelle » du délit de presse.

« Dans le sillage de l’Etat d’urgence, le pouvoir algérien a renforcé en 2001, à travers l’amendement apporté au code pénal, la coercition à l’encontre de la presse et des journalistes », expliquent les journalistes qui rappellent que, « la corporation de la presse s’était élevée depuis contre les articles 144 et 144 bis du code pénal qui sanctionnent les délits de presse, y compris par l’emprisonnement pouvant aller jusqu’à 5 années fermes ».

Pour les rédacteurs du texte, « cette revendication est unanime. Elle est aussi celle de l’ensemble des démocrates et des républicains ».

« La dépénalisation du délit de presse se pose aujourd’hui, plus que jamais avec acuité », estiment les rédacteurs de la déclaration, car selon eux, cette exigence est tout autant légitime que « l’élaboration urgente et concertée d’un statut professionnel pour les journalistes ».

Ils ont également appelé à « la levée du monopole de l’état sur les médias audiovisuels ».

Le texte de pétition qui a été signé par une centaine de journalistes « invite les autres journalistes à signer la pétition sur l'adresse : libertepresse@hotmail.com ».

aai
SIWEL 281518 FEV 11



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