Algérie / Ramtane Lamamra appelle au boycott de Yennayer à l’étranger ?

16/12/2015 - 15:42

ALGER (SIWEL) — Dans son édition d’hier, le journal Tamurt rapporte que le ministère algérien des affaires étrangères a instruit ses représentations diplomatiques en Europe et au Canada de boycotter toute célébration de Yennayer (nouvel an amazigh) organisée par … les kabyles !

Faut-il rappeler que le patron de ce ministère n’est autre que Ramtane Lamamra, un haut fonctionnaire «d’origine kabyle», passé avec armes et bagages du «côté obscur» et faisant, comme ses homologues «d’origine kabyle», dans le zèle anti-kabyle pour prouver sa loyauté envers l’idéologie arabo-islamique dont les "bienfaits civilisationnels" et autres "valeurs humaines" sont aujourd'hui mondialement connus.


En haut : Ramtane Lamamra, lors de la célébration de la Journée internationale de solidarité avec le peuple palestinien. En bas, le ministre «d’origine kabyle» représentant l’Algérie lors d’une réunion d'urgence des ministres «arabes» des affaires étrangères sur la Palestine (PH/DR)
En haut : Ramtane Lamamra, lors de la célébration de la Journée internationale de solidarité avec le peuple palestinien. En bas, le ministre «d’origine kabyle» représentant l’Algérie lors d’une réunion d'urgence des ministres «arabes» des affaires étrangères sur la Palestine (PH/DR)
Tamurt.info précise que les dites instructions «racistes et xénophobes» ne sont pas officielles mais officieuses. Quant aux raisons de cet «appel au boycott», elles se trouveraient dans le fait que ces célébrations soient organisées par des militants kabyles «très actifs» qui cherchent à «arracher la Kabylie au pouvoir algérien».

Cela étant dit, les représentants diplomatiques algériens ne risquent pas d’être invités aux activités culturelles des kabyles, encore moins pour célébrer Yennayer qu’ils ne reconnaissent pas, notamment en raison de sa spécificité amazigh et anté islamique.

On se souvient qu’en 2014, la BRTV avait eu la très mauvaise idée de convier les ambassadeurs d'Algérie, du Mali et du Maroc pour la célébration de Yennayer en les remercier de surcroit « d’avoir honoré de leur présence la célébration de Yennayer ». Bien mal lui en pris, une avalanche de critiques ont déferlé, notamment sur les réseaux sociaux, appelant même les kabyles à se désabonner de la Chaine de télévision berbère, accusée de «grave complaisance» avec les Etats «ethnocidaires» d’Afrique du Nord et Sub-saharienne.

Le président du Mouvement pour l’autodétermination de la Kabylie avait vivement réagi fustigeant cette invitation qualifiée de « honte » alors qu’au même moment les peuples kabyle et mozabite étaient « réprimés dans le sang », que le peuple Touaregs de l’Azawad subissait une politique « d’extinction » et que les peuples amazighs du Maroc étaient «spoliés» de leurs territoires et que leurs militants sont «emprisonnés».

Que Monsieur Lamamra se rassure donc, les officiels algériens ne seront certainement pas partie prenante de la célébration de Yennayer, du moins si elles sont organisées par d'authentiques kabyles, à moins que la directive de boycott ne vise le personnel kabyle travaillant dans les consultas et ambassades algériennes; ce qui constitue évidemment une pression sur les salariées kabyles pour que ces derniers ne pas fêter le nouvel an amazigh, pour mieux les couper de leur propre peuple.

zp,
SIWEL 161542 DEC 15

M. Lamamra, ministre algérien "d'origine kabyle" avec ses frères et homologues "arabes" du Qatar et de l'Arabie saoudite (PH/DR)
M. Lamamra, ministre algérien "d'origine kabyle" avec ses frères et homologues "arabes" du Qatar et de l'Arabie saoudite (PH/DR)

Ramtane Lamara, ministre «d’origine kabyle», au service du sabotage, pour l’instant réussi, des aspirations de liberté du peuple Touareg. Ici avec Bilal Ag Acherif et d’autres signataires du 3è semblant d’accord signé entre le Mali et les Touaregs sous l’égide de l’Algérie, les ramenant à chaque fois au point de départ (PH/DR)
Ramtane Lamara, ministre «d’origine kabyle», au service du sabotage, pour l’instant réussi, des aspirations de liberté du peuple Touareg. Ici avec Bilal Ag Acherif et d’autres signataires du 3è semblant d’accord signé entre le Mali et les Touaregs sous l’égide de l’Algérie, les ramenant à chaque fois au point de départ (PH/DR)




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