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Algérie : Le Premier ministre dissout un service secret parallèle

29/05/2013 - 12:35

ALGER (SIWEL) — Le décret exécutif numéro 13-156 et datant du 15 avril 2013 portant «dissolution du centre opérationnel national d’aide à la décision (CONAD)», signé par Abdelmalek Sellal et paru dans le journal officiel le 28 avril n’a pas suscité des réactions de la classe politique algérienne, pourtant, l’existence de cette structure policière, sans existence légale, pose un sérieux problème au respect des libertés en Algérie sous le règne de Bouteflika.


Bouteflika, Zerhouni, Ouyahia, le trio au service du mal. PH/DR
Bouteflika, Zerhouni, Ouyahia, le trio au service du mal. PH/DR
« Le Centre opérationnel national d’aide à la décision (CONAD) », créé en 2003 par Noureddine Yazid Zerhouni, ancien ministre de l’Intérieur algérien durant plus de dix ans, renseigne sur la conception aussi rétrograde et dégradée de la liberté.

Ainsi le pouvoir algérien qui a fait recours à ce « corps » de sécurité parallèle et sans existence légale, informe sur l’existence de plusieurs centres de pouvoirs et de manipulation au sein du même pouvoir. Sinon comment expliquer qu’un État dispose de plusieurs « services », alors que le DRS, à lui seul, chapeaute et maîtrise la vie politique et sociale nationale.

La création de ce service par Zerhouni et dont le décret de création a été signé par l’ancien Premier ministre Ahmed Ouyahia le 8 octobre 2003 précise qu’il s’agit d’un « centre qui est un instrument d’écoute et de veille et a pour mission de recueillir et d’exploiter toutes les informations se rapportant à la vie du pays susceptibles de prévenir et de faciliter la gestion Évènements de portée nationale risquant de générer une situation de crise et nécessitant pour son règlement une coordination intersectorielle et une prise de décision immédiate».

Or, en réalité, il n’est qu’un service secret parallèle créé par Bouteflika pour s’accaparer pleins de pouvoirs, y compris ceux des services secrets que dirige le général Toufik, le vrai centre du pouvoir. Ce centre qui n’a aucune raison d’exister n’a jamais rendu public les noms des gérants, ni des éléments y activant en son sein. Dans une opacité totale, il est géré d’une manière opaque et qui sait si ses éléments sont coupables de crimes, d’enlèvements et de répression ? «Le centre est dirigé par un directeur général assisté de quatre directeurs d’études», a-t-on juste informé.

dm
SIWEL 29 1235 MAI 13





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